SÉCU et SANTÉ : l’incompétence de la droite

Publié le par gac

Depuis 2002, la droite au gouvernement ne fait que marteler un seul crédo : « responsabiliser les patients pour qu’ils consomment moins les produits et les services de santé ». Mais ce n’est pas de la faute des patients s’ils sont malades. Pourquoi la droite veut autant culpabiliser les patients ?

En 5 ans de gouvernement de droite, le trou de la Sécurité sociale n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 2005, jusqu’à 10 milliards d’euros. Miraculeusement en 2006, juste avant l’année des élections présidentielle et législatives ce déficit à un peu baisser à 8 milliards, mais rien de significatif.

Pour répondre à cette désorganisation du système de santé français, au début de 2005, le gouvernement nous fait avaler la pilule avec deux mesures pour la « responsabilisation » :

-       1 € pour chaque consultation ou autre acte médical comme les prises de sang et

-       le forfait de 18 € pour les actes médicaux lourds.

 

On le sait aujourd’hui ces mesures n’ont servi qu’à baisser le pouvoir d’achat des Français, mais pas à réduire le trou de la Sécu.

Avec le nouveau président Sarkozy et le nouveau gouvernement toujours de droite a-t-on à faire à des responsables compétents ?

Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Santé, s’est défendu hier de s’atteler à un dossier sacrément miné que lui a laissé le précédent gouvernement : une facture de 550 millions que l’Etat doit payer au personnel hospitalier. Cette facture est le fait de l’application de la loi Fillon sur les 35 heures avec la création du Compte épargne temps. En effet, le dispositif du Compte épargne temps concerne aujourd’hui près de 30 000 médecins qui ont déjà cumulé un millions de jours. Pour les autres personnels hospitaliers se sont aussi 1,25 milliard de jours, dont une grande partie de cadres et de directeurs d’établissement.

Que se passera-t-il lorsque les personnels vont demander leur solde ?

 

La plupart des hôpitaux n’ont pas provisionné les sommes nécessaires. Comment les hôpitaux vont donner ces jours ou les payer ? Les départs à la retraite anticipés envisagés risquent de créer une pénurie médicale. Le gouvernement serait en train de prévoir le paiement au cas par cas de ces jours et une nouvelle négociation sociale pour en réduire les coûts.

 

La santé est mise à mal depuis de nombreuses années en France. De Bernard Kouchner, ministre de la Santé, qui a contribué à la casse du système des hôpitaux de proximité, à la canicule de 2003, tout est bon pour nous faire culpabiliser. Mais la droite n’assume pas sa responsabilité dans les 15 000 décès du mois d’août 2003, dont 70 % étaient des personnes âgées dans des hôpitaux ou des maisons de retraites. Et cette méthode de culpabilisation nous oblige à avaler la pilule du jour férié non chômé.

Les Français refusent à 61 % l’instauration d’une nouvelle franchise médicale par le gouvernement, dans un sondage CSA du 23 et 24 mai 2007. Mais les Français voteront-ils contre ce même gouvernement le 10 juin prochain ?

Lors de la campagne présidentielle les communistes demandaient une réorganisation du système de santé, la formation et l’embauche de plus de 50 000 personnels hospitaliers. Et surtout une autre répartition des recettes de l’assurance maladie en augmentant les cotisations sociales des employeurs, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent c’est-à-dire nous.

Les communistes ont le même programme pour les législatives et c’est pour cela qu’il faut voter pour les 550 candidats soutenus par le PCF.

Contre la droite irresponsable faisons gagner le gauche responsable.

 

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Publié dans Elections 2007

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M
Question difficile que la gestion de la Sécurité Sociale. Mais le problème vient peut-être de son organisation : gérée collectivement, sans réels responsables, personne n'a vraiment intérêt, individuellement, à faire des efforts pour limiter les dépenses, ou mieux les attribuer. Et comme rien n'empêche d'augmenter les cotisations, on continue... Au final, comme vous le dites, tout le monde paye : même si ce sont des "cotisations patronales", c'est toujours de l'argent qui ne va pas dans la poche du salarié, mais qui correspond pourtant à du travail fourni (sinon, l'employeur n'aurait pas embauché à ce coût).<br /> Décider arbitrairement d'un forfait à payer, ou d'une franchise, repose effectivement sur une culpabilisation. De plus, elle risque de ne rien changer au fond du problème.<br /> Laisser chacun libre de gérer ses dépenses de santé, de choisir son assurance serait probablement plus juste, et, de façon certaine, plus efficace. C'est la proposition que fait Alternative Libérale : http://www.alternative-liberale.fr/pr121-Assurances_sociales.html. J'imagine que votre a priori sera négatif, mais je serais heureux d'en discuter avec vous.
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<br /> Je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Au contraire les "cotisations patronales" vont dans les poches des salariés, ou en tout cas elles servent les salariés.<br /> D'ailleurs pour dire vrai avant la séparation des cotisations n'existait pas. Le partie cotisation était et est toujours allouée pour l'intérêts des salariés. Le terme de "cotisation patronale" a<br /> été introduit pour dire que le patron payait quelque chose pour le salarié. C'est pour mieux maintenenant se dédouaner de cette partie du salaire, qui reviend en principe aux salariés.<br /> Les cotisations sont extrèmement importante pour la Sécu et aussi pour les retraites. C'est là le fond du problème. C'est que le patronnat veux baisser ce qu'il considère maintenant comme des<br /> "charges" et qu'il fait par conséquent baisser ce qui nous sert à nous. Cette baisse créer focément un désiquilibre. Alors que les coûts de la santé augmante. Car la population augmente, car il est<br /> vrai que l'espérence de vie augmante mais aussi et surtout la technologie augmente. Et on paye beaucoup la recherche pharmacologique.<br /> <br /> <br />