Il faut que Ralph reste en France
IL FAUT QUE NOUS SOYONS PRESENTS
JEUDI 1er février 2007 à 10 H
Tribunal Administratif de Cergy Pontoise
Escalade répressive en Seine Saint-Denis :
Le préfet veut expulser un lycéen étranger à 4 mois du bac !
Ralph Obiang Minsta devra-t-il attendre encore 48 heures et l'audience du Tribunal administratif, fixée au 1er février, avant d'être fixé sur son sort ?
Ce jeune lycéen de 19 ans, élève de terminale du lycée Cugnot à Neuilly sur Marne est en France depuis bientôt cinq ans. Il y a rejoint ses frères et soeurs dont deux sont français. Il a suivi une scolarité sérieuse depuis la troisième et vit chez une de ses soeurs. Interpellé dans un contrôle au faciès en gare du Raincy le 22 janvier, il s'est vu reprocher son séjour irrégulier et le préfet de Seine Saint-Denis a délivré contre lui un arrêté de reconduite à la frontière, allant même jusqu'à l'enfermer dans un centre de rétention, jusqu'à ce que la solidarité de ses camarades et le juge des libertés et de la détention de Bobigny le libère et l'assigne à résidence, le jeudi 25 janvier, en attente d'une expulsion prochaine.
Dès qu'ils ont été informés de ces faits, le réseau RESF, ses copains, ses profs se sont mobilisés pour le soutenir. Des élus communistes et socialistes de Neuilly sur Marne, mais aussi ceux de Bondy, sa commune de résidence, dont la députée et ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou, se sont adressés au préfet pour qu'il suspende son arrêté et accorde à Ralph le titre de séjour étudiant qui lui permettrait d'aller jusqu'au bac et de poursuivre ses études.
Plusieurs centaines de lycéens, venus de Neuilly sur Marne et de Bondy, se sont rassemblés hier lundi devant la préfecture de Bobigny. Il a fallu l'insistance des élus pour obtenir qu'une délégation soit reçue. Des enseignants, et notamment son professeur principal, un élève du lycée, un représentant du réseau RESF et deux élus, Sylvine Thomassin, maire adjointe de Bondy et conseillère générale, ainsi que Henriette Zoughebi, conseillère régionale, représentante de la Région Ile de France au CA du lycée Cugnot, ont plaidé pour la régularisation du jeune homme.
La réponse, négative, est tombée tard hier soir. Le préfet de Seine Saint-Denis refuse d'user de son pouvoir et comme souvent, laisse à la justice le soin de trancher. La logique politique des quotas d'expulsion l'emporte une fois de plus sur l'exigence de justice et d'humanité.
Mais la préfecture n'a-t-elle rien d'autre à se reprocher dans cette affaire ? Par deux fois, Ralph, accompagné par sa soeur, est venu en préfecture pour demander un titre de séjour et se mettre en règle. Par deux fois, après avoir fait la queue toute la nuit dans les conditions qu'on connaît (et qui n'ont guère changé !), il s'est fait éconduire à l'accueil, sans même qu'un dossier ne soit ouvert, la situation examinée et un récépissé remis à l'intéressé comme la loi en fait obligation. Malheureusement, ce comportement est monnaie courante en préfecture vis-à-vis des étrangers, souvent mal informés sur leurs droits et les possibilités de les faire valoir.
Le Réseau Education Sans Frontières, les enseignants, les élèves, les citoyens et les élus réclament à nouveau la régularisation de Ralph, qui par sa scolarité secondaire en France, son sérieux, ses liens privés et familiaux devrait, en toute logique et toute humanité, obtenir au minimum un titre de séjour étudiant.
Ils appellent à nouveau à signer massivement la pétition de soutien, à amplifier la mobilisation et prévoient déjà un rassemblement de solidarité jeudi 1er février à 10 h devant le Tribunal administratif de Cergy Pontoise .
Ralph Obiang Minsta devra-t-il attendre encore 48 heures et l'audience du Tribunal administratif, fixée au 1er février, avant d'être fixé sur son sort ?
Ce jeune lycéen de 19 ans, élève de terminale du lycée Cugnot à Neuilly sur Marne est en France depuis bientôt cinq ans. Il y a rejoint ses frères et soeurs dont deux sont français. Il a suivi une scolarité sérieuse depuis la troisième et vit chez une de ses soeurs. Interpellé dans un contrôle au faciès en gare du Raincy le 22 janvier, il s'est vu reprocher son séjour irrégulier et le préfet de Seine Saint-Denis a délivré contre lui un arrêté de reconduite à la frontière, allant même jusqu'à l'enfermer dans un centre de rétention, jusqu'à ce que la solidarité de ses camarades et le juge des libertés et de la détention de Bobigny le libère et l'assigne à résidence, le jeudi 25 janvier, en attente d'une expulsion prochaine.
Dès qu'ils ont été informés de ces faits, le réseau RESF, ses copains, ses profs se sont mobilisés pour le soutenir. Des élus communistes et socialistes de Neuilly sur Marne, mais aussi ceux de Bondy, sa commune de résidence, dont la députée et ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou, se sont adressés au préfet pour qu'il suspende son arrêté et accorde à Ralph le titre de séjour étudiant qui lui permettrait d'aller jusqu'au bac et de poursuivre ses études.
Plusieurs centaines de lycéens, venus de Neuilly sur Marne et de Bondy, se sont rassemblés hier lundi devant la préfecture de Bobigny. Il a fallu l'insistance des élus pour obtenir qu'une délégation soit reçue. Des enseignants, et notamment son professeur principal, un élève du lycée, un représentant du réseau RESF et deux élus, Sylvine Thomassin, maire adjointe de Bondy et conseillère générale, ainsi que Henriette Zoughebi, conseillère régionale, représentante de la Région Ile de France au CA du lycée Cugnot, ont plaidé pour la régularisation du jeune homme.
La réponse, négative, est tombée tard hier soir. Le préfet de Seine Saint-Denis refuse d'user de son pouvoir et comme souvent, laisse à la justice le soin de trancher. La logique politique des quotas d'expulsion l'emporte une fois de plus sur l'exigence de justice et d'humanité.
Mais la préfecture n'a-t-elle rien d'autre à se reprocher dans cette affaire ? Par deux fois, Ralph, accompagné par sa soeur, est venu en préfecture pour demander un titre de séjour et se mettre en règle. Par deux fois, après avoir fait la queue toute la nuit dans les conditions qu'on connaît (et qui n'ont guère changé !), il s'est fait éconduire à l'accueil, sans même qu'un dossier ne soit ouvert, la situation examinée et un récépissé remis à l'intéressé comme la loi en fait obligation. Malheureusement, ce comportement est monnaie courante en préfecture vis-à-vis des étrangers, souvent mal informés sur leurs droits et les possibilités de les faire valoir.
Le Réseau Education Sans Frontières, les enseignants, les élèves, les citoyens et les élus réclament à nouveau la régularisation de Ralph, qui par sa scolarité secondaire en France, son sérieux, ses liens privés et familiaux devrait, en toute logique et toute humanité, obtenir au minimum un titre de séjour étudiant.
Ils appellent à nouveau à signer massivement la pétition de soutien, à amplifier la mobilisation et prévoient déjà un rassemblement de solidarité jeudi 1er février à 10 h devant le Tribunal administratif de Cergy Pontoise .
Saint-Denis, le 30 janvier 2007
Contacts
Resf 93 : Jean Michel Delarbre (06 89 30 86 15)
Lycée Cugnot : Alexia Jeandelle (06 15 76 18 37)
BATTAL Vincent (06 20 85 88 15) pour le départ collectif
Lycée Cugnot : Alexia Jeandelle (06 15 76 18 37)
BATTAL Vincent (06 20 85 88 15) pour le départ collectif
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