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Actualité

Jeudi 5 juillet 2007

Certains à gauche se réclament de la « gauche catho tendance Rocard », ils réclament que la gauche prenne au sérieux l’économie.

Mais la droite au gouvernement prend-t-elle  au sérieux l’économie ? Prend-t-elle au sérieux la population, lorsqu’elle annonce des mesures d’économie de 0.5 milliards d’euros pour réduire le trou de la Sécu qui est supérieur à 12 milliards ???

Si vous avez une dette de 1 200 euros, c'est une économie de 50 euros qui va résoudre votre situation ?

Cette droite est-elle vraiment en rupture avec la droite des 5 années d’avant ? Cela fait combien de temps que le gouvernement nous annonce des économies pour la Sécu de 100 millions ou de 500 millions par an, 3 ans, 4 ans, 5 ans ? Résultat chaque année depuis 2002, la dette augmente.

A l’époque du gouvernement Jospin, la Gauche Plurielle avait pris l’économie au sérieux et par une gestion rigoureuse avait éradiqué la dette de la Sécu. Entre 1997 et 2002, en 5 ans la gauche a largement démontré qu’elle faisait mieux que la droite.

Par gac
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Vendredi 27 juillet 2007

Les décrets d’attribution des domaines de compétence des différents ministres sont de ceux qui, généralement, ne retiennent l’attention des médias que pour mesurer le poids politique des intéressés et leur proximité du soleil élyséen.

Le décret nº 2007-999 du 31 mai 2007 relatif aux attributions du ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement mérite toutefois une attention toute particulière sur un point qui n’a pas échappé aux inspecteurs du travail, dont les organisations syndicales viennent de déposer devant le Conseil d’État un recours en annulation contre ledit décret.

D’après l’article 1er de ce décret, le ministre en question est chargé, « en liaison avec le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales et le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, de la lutte contre le travail illégal des étrangers ».

Mine de rien, ces quelques mots résument une politique…

Évoquer le ministre du Travail, c’est évoquer les inspecteurs du travail auxquels la loi donne le pouvoir d’entrer à tout moment dans l’entreprise pour y constater le respect, ou les violations, du Code du travail, notamment en ce qui concerne le travail dissimulé ou clandestin.

Cette compétence qui leur est propre intéresse évidemment au premier chef le ministre dont l’intitulé du ministère suffit à comprendre la vocation, et certainement pas, on l’aura compris, pour aller chercher querelle aux employeurs concernés… Le délit de « travail illégal des étrangers » étant inconnu du Code pénal et du Code du travail, et un nouveau délit ne pouvant être créé que par la loi et non par un décret, trois réflexions viennent à l’esprit :

Si le travail est illégal et constitue un délit, alors il appartient au procureur de la République - qui n’est pas, pas encore, sous la direction du ministre de l’Immigration - de le poursuivre en mobilisant les moyens de police dont il dispose et dont ne font pas, pas encore, partie les inspecteurs du travail. Le travail peut être illégal pour plusieurs raisons, alors pourquoi faire un sort particulier, et mobiliser à cette fin les inspecteurs du travail, aux salariés étrangers ?

Enfin, cet enrôlement des inspecteurs du travail est contraire à la convention nº 81 de l’OIT, dont l’article 6 précise : « Le personnel de l’inspection sera composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue. »

Convention, OIT, voilà quelques mots qui devraient rappeler au gouvernement le fâcheux et récent souvenir du moribond CNE… Et pendant ce temps, des jugements ordonnant la fermeture de grands magasins et autres supermarchés le dimanche, en application du Code du travail, restent lettre morte. C’est à des petits « détails » de ce genre que l’on mesure les priorités d’un pouvoir…

Hervé Tourniquet, avocat.

Article paru dans l'Humanité, édition du 25 juillet 2007

Par gac
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Vendredi 27 juillet 2007

Quand Sarkozy va en Afrique, c’est pour y faire des leçons de morale et d’histoire.

Il considère « l’esclavage » et « la traite négrière » comme des fautes et des crimes du passé. Il a affirmé que « la colonisation » est une « grande faute » qui « n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique ».

Il nie ensuite toute responsabilité de la France, des pays colonisateurs et de l’Europe dans les conflits de ces dernières années, citant les guerres, la corruption et les génocides.

Tout cela, ce n’est pas connaitre l’Afrique, ce n’est pas affronté son histoire pour envisager un avenir meilleur.

Qui fabrique, vend et exporte les armes pour faire les guerres en Afrique ? En grande partie les pays européens comme le Royaume-Uni, la France, l’Italie, …

Qui a exporté un système de corruption pour pouvoir obtenir des passe-droits dès qu’il le souhaitait ? Ce sont les riches européens, les entreprises pétrolières comme Elf ou Total, ou encore les grands commerçants de matières premières qui auraient pu faire la richesse de l’Afrique. Non pas de richesses pour l’Afrique, juste un système de corruption, privilégiant quelques uns et nuisant à l’ensemble de la population, pour des générations.

Qui a exporté cette façon de faire la guerre par l’extermination de toute une ethnie des enfants aux personnes âgées ? Qui a créé des séparations artificielles parmi les peuples d’Afrique ? Ce sont encore une fois les européens, des scientifiques aux services des intérêts de nations peu scrupuleuses qui préfèrent diviser pour mieux régner, pour mieux profiter et se servir. Les hutu et les tutsi en sont un exemple belge et les frontières entre pays dessinés par les guerriers colonisateurs au mépris des peuples d’Afrique en sont d’autres.

Sarkozy détourne encore une fois la réalité des choses. Il veut imposer sa vision à tous, empruntant des faits historiques par ci, banalisant la responsabilité de la France par là. Sarkozy réussi car une majorité de personnes ne sait plus l’histoire, perd une partie de la mémoire de la France, perd toute aspiration à l’analyse contradictoire des faits. La France doit réagir, elle doit se libérer de ce personnage qui met notre avenir en danger. Nous devons reconstruire des solidarités entre nous, entre pauvres et gens modestes, et voir loin, sans frontière, cette solidarité.

C'est d'ailleurs comme ça que l'on peut créer un partenariat solidaire avec les Africains.

Par gac
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