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Elections 2007

Dimanche 14 janvier 2007

Sous le préau de l’école Jules-Ferry du Blanc-Mesnil, le 4 janvier 2007, des militants et personnalités expliquent leur soutien à la candidature de Marie-George Buffet.


Marie-Claire Lafon,

syndicaliste à l’hôpital psychiatrique Maison-Blanche, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis)

« Je suis venue soutenir Marie-George Buffet comme je l’aurais fait pour n’importe quel autre candidat du rassemblement antilibéral. J’aurais porté la candidature d’Olivier Besancenot ou de José Bové de la même façon, mais ils sont partis. Marie-George Buffet est venue rendre visite aux sans-abri hébergés dans mon hôpital, il y a une quinzaine de jours. Elle nous a dit qu’elle reviendrait pour parler santé et psychiatrie. Nous avons perdu beaucoup d’infirmières, de lits et d’espace. »


Jean-Paul Israël,

syndicaliste à la SNCM (Marseille)

« Le vote utile, c’est certes avant tout de battre la droite mais c’est surtout aussi faire un choix de société. Marie-George Buffet a toujours été à nos côtés durant le conflit à la SNCM. Cela a été un soutien moral et physique très important, même dans les moments les plus difficiles. Elle est la plus à même de faire vivre un collectif autour d’une logique antilibérale et populaire et de répondre aux attentes du monde du travail, des exclus, des retraités et de la jeunesse. »


Didier Le Reste,

syndicaliste cheminot

« En tant que syndicaliste, tout ce qui participe à la lutte pour ouvrir un autre avenir que le libéralisme à la société m’intéresse. Ma présence ici se situe dans le prolongement de ce que nous avons fait ensemble dans la campagne pour le "non" à la constitution européenne, avec Marie-George Buffet et d’autres. Le résultat de la consultation des collectifs antilibéraux a montré toute la légitimité de sa candidature. On retrouve dans sa campagne les grands axes du programme élaboré en commun : la nécessité de s’attaquer à la finance, le combat pour le service public auquel je suis profondément attaché comme cheminot. »


Éliane Assassi,

sénatrice de Seine-Saint-Denis

« Cette candidature antilibérale va permettre, avec tous ceux qui le souhaitent, de rassembler le plus grand nombre de citoyens pour changer la vie et changer la société. Marie-George Buffet est en capacité de rassembler bien au-delà des seuls rangs du PCF. Un grand chantier est ouvert à tous ceux qui refusent le bipartisme, veulent battre Sarkozy et ne se reconnaissent pas dans une gauche molle, celle qu’incarne aujourd’hui Ségolène Royal. »


Fred Vivancos,

délégué syndical à Polimeri (Isère)

« Nous avons mené un an de lutte contre la fermeture de notre entreprise. Marie-George Buffet est la seule personnalité politique qui est venue sur le site, qui est intervenue pour nous auprès des gouvernements français et italien. Elle affiche clairement des propositions contre les licenciements boursiers et la casse de l’industrie. »


Thierry Dumez,

responsable syndical

en Seine-Saint-Denis

« La priorité, c’est la réponse aux urgences sociales. Il faut rediriger les profits faramineux des entreprises vers les salaires, le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Pour qu’il y ait moins de souffrances et d’inégalités et un peu plus de bonheur dans le pays. Marie-George Buffet incarne cette candidature de rassemblement pour faire entendre les exigences du monde du travail. »


André Chassaigne,

député du Puy-de-Dôme, président de l’ANECR

« Je ressens un grand enthousiasme pour cette campagne qui commence. Je retrouve, dans la démarche que porte aujourd’hui Marie-George Buffet, la dynamique qui nous a permis de conquérir un siège de député dans le Puy-de-Dôme en 2002. Cette démarche consiste à être naturellement rassembleurs, sous des formes diversifiées, avec les collectifs antilibéraux, mais aussi avec les salariés en lutte dans les entreprises, avec les citoyens dans les villes, les villages. »


Hervé Bramy,

président du conseil général

de Seine-Saint-Denis

« J’ai soutenu dès le départ, au sein des collectifs antilibéraux, la candidature de Marie-George Buffet. Elle a les qualités requises et a donné des gages de sa volonté de mener une campagne collective et participative. Cette candidature exprime l’exigence de grandes réformes de transformation sociales, qui rompent avec la dominante de la précarité, des discriminations et de la pauvreté des moyens donnés aux services publics. Les profits explosent, alors qu’il y a tant de souffrance sociale. Il faut, comme elle le propose, stopper ce gâchis par une grande réforme de la fiscalité. »


Christian Favier,

président du Conseil général du Val-de-Marne

« Face aux difficultés auxquelles sont confrontées tant de personnes et de familles, il serait inconcevable que cette élection ne puisse pas faire entendre la voix d’un véritable changement. Un autre choix que le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Je regrette que l’unité des antilibéraux n’ait pas abouti et je reste persuadé qu’il n’y a pas d’autre voie qu’une démarche de rassemblement. Mais on ne peut pas rester sur un sentiment - même s’il est légitime - d’amertume, les enjeux sont trop importants. Il faut relever les manches et continuer à travailler dans l’esprit qui a été celui des forces antilibérales depuis le référendum. »


Yannick Langrenez,

salarié de chez Thomé-Génot

« La candidature de Marie-George Buffet relaie le combat des Thomé-Génot, dans les Ardennes. Le renforcement des droits syndicaux est une proposition capitale pour faire de l’emploi et du pouvoir d’achat la clé de la réussite d’une politique de changement, et non des variables au service du profit. »


Éric Roulot,

syndicaliste de l’énergie

« Les propositions développées par Marie-George Buffet répondent aux préoccupations du monde du travail. Les contenus qu’elle défend montrent que ce qu’on a réussi à construire ensemble dans le rassemblement antilibéral n’a pas été vain. Nous pouvons rassembler largement les électeurs sur la base de ces contenus. La présence de nombreux syndicalistes, de militants associatifs et du rassemblement antilibéral rend confiant pour construire une dynamique à gauche sur la base de ces orientations. »


Astrée Questiaux,

étudiante à la Sorbonne

« Marie-George Buffet est candidate sur un programme clairement antilibéral. Elle est la seule à gauche à pouvoir rassembler tous ceux qui fondent leurs espoirs dans cette démarche. Ses propositions précises et argumentées de financement montrent que ses engagements ne sont pas des paroles en l’air. Pour moi, la question de la répartition de l’argent et la définition d’une priorité effective pour l’éducation sont primordiales. Ses propositions pour les jeunes sont solides, dans la suite de la lutte anti-CPE, c’est important dans la période incertaine où nous vivons. »


Amar Bellal,

professeur de lycée

en Seine-Saint-Denis

« En vingt ans les salariés ont perdu dix points dans la valeur ajoutée au profit du capital. Avec ces richesses, on peut appliquer le programme antilibéral. Il faut cette candidature à l’opposé de la pensée unique pour montrer qu’on peut prendre l’argent où il est, pour mettre en place une sécurité d’emploi et de formation. Après soixante ans de prospérité et de paix dans notre pays, c’est tout à fait possible. »

Par gac
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Dimanche 14 janvier 2007

PARIS (Reuters) - Près de neuf Français sur dix estiment que le traitement accordé par les médias à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy est anormalement déséquilibré, selon un sondage CSA que publie Le Parisien Dimanche.

 

Cet état de fait "n'est pas normal parce que les médias doivent traiter à égalité les candidats" jugent 88% des personnes interrogées dans ce sondage.

 

Elles sont en outre 82% à estimer que les médias parmi les différents candidats "accordent plus de place à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal".

 

Cette thèse est défendue par François Bayrou, président et candidat de l'UDF à l'élection présidentielle, qui accuse les médias, et à mots couverts, TF1, de bafouer le pluralisme de l'information en privilégiant la couverture du Parti socialiste et de sa candidate présidentielle et de l'UMP, qui intronisait dimanche Nicolas Sarkozy comme son candidat à l'Elysée.

 

Le sondage a été réalisé par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d'un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Par gac
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Jeudi 25 janvier 2007

La salle du Zénith de Paris est pleine et l'objectif rempli. Le soulagement des responsables du Parti communiste français était visible, mardi 23 janvier, pour le premier meeting national à Paris. Plus de 7 000 personnes sont venues, depuis les sections de la région parisienne mais aussi depuis 70 autres départements. Des autocars avaient été affrétés au départ de Lille, Valenciennes, Douai, Orléans ou encore Gien. On aperçoit même des délégations de Lyon ou Marseille, brandissant une banderole "Droit au but avec Marie-George Buffet".

 

La base militante est là mais les références au parti se font discrètes. Le meeting est celui de la candidate de la "gauche populaire et antilibérale". Sur un fond orange, la scène ne porte aucun sigle du PCF. Les seuls rares drapeaux rouges sont ceux brandis par une vingtaine de militants des Jeunesses communistes. La salle est tout aussi neutre : pas de sifflets, ni de corne de brume. On aperçoit sur le côté une banderole du site Web bellaciao. fr. Un panneau d'un collectif de Montargis (Loiret) rappelle l'aventure du rassemblement antilibéral et de la candidature unitaire. Mais ce sera la seule référence.

 

"BASTILLES DE L'ARGENT"

 

C'est désormais du passé pour la direction du parti qui n'a qu'un seul message : l'ex-secrétaire nationale, aujourd'hui en congé, est en campagne et ses troupes sont derrière elle, quoiqu'en disent les mauvais coucheurs. "C'est parti", s'écrie, soulagé, Olivier Dartigolles, porte-parole.

 

Pourtant, sur la scène, il y a des absents remarqués. Les députés et cadres refondateurs ont disparu de la photo. La candidate est en revanche entourée des figures du courant "orthodoxe" : Alain Bocquet, député du Nord, André Gérin, député du Rhône, ou encore André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme. Seules personnalités connues, Mouloud Aounit, secrétaire national du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, et futur président du comité de campagne, et Jean-Paul Israël, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille, expliquent que "Marie-George" est vraiment une candidate "d'ouverture et de rassemblement". Dans la salle, Jacques Nikonoff, ancien président d'Attac, s'est posté juste derrière le carré des invités.

 

Après les traditionnelles interventions des salariés en lutte - Marie-Hélène Boulard, une salariée d'une entreprise de textile du Nord, ou Fatia Damiche, présidente d'une association de femmes de quartier -, la candidate a dessiné sa candidature. Celle d'une gauche "qui veut battre la droite" et Nicolas Sarkozy, "héritier de ceux qui ont dénoncé les "salopards en casquette" lors du Front populaire". Une gauche "qui s'attaque à la tyrannie des actionnaires, des marchés et des banques", aux "Bastilles de l'argent" et à "la toute puissance des riches".

 

Le discours est empreint des accents radicaux d'Arlette Laguiller, sa concurrente de Lutte ouvrière. Les propositions semblent aussi empruntées au programme de l'extrême gauche : triplement de l'impôt sur les grandes fortunes, abrogation de "toutes les lois Sarkozy et Perben", smic à 1 500 euros "tout de suite"... Malgré l'échec de la candidature commune et la "tristesse" qu'elle "partage" avec les militants des collectifs antilibéraux, la numéro un du PCF assure désormais qu'elle est "sincère" et qu'elle veut rassembler. La salle pourtant réagit peu. A l'exception des - rares - passages où Mme Buffet candidate s'attaque à Ségolène Royal, "candidate du oui" et la "gauche du renoncement".

 

"La campagne va être dure avec les médias qui ne parlent que des deux grands candidats. c'est à nous de nous battre", admet Simon Francoramos, jeune salarié d'EDF. "C'est juste un outil pour permettre aux travailleurs de se battre. Franchement les 3 % (donnés par les sondages) c'est pas mon problème", lance Jacques Marchand, cheminot à la retraite. "C'est parti !", répète encore Olivier Dartigolles.

 

 

Sylvia Zappi

 

Article paru dans Le Monde édition du 25 janvier 2007

 

Par gac
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