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Elections 2008

Mercredi 10 octobre 2007
L’exemple de la ville de Bagnolet, ou bien celui du département de la Seine-Saint-Denis, suffirait à réfuter l’accusation que les communistes spéculent sur la misère. Alors que ces accusateurs sont de droite, sont parfois du gouvernement, et qu’ils sont eux-mêmes les responsables de la détresse humaine, de la précarité de l’emploi et de la pénurie de logements. Alors que les communistes se battent contre toutes les injustices, pour une République garante de la solidarité, pour un monde de paix, écologique et de coopérations.

Nous pensons que la dignité humaine et l’épanouissement sans limite des facultés créatrices de l’individu supposent la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais dès aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas fatalistes, parce que nous sommes convaincus que les hommes font eux-mêmes leur histoire, nous nous assignons pour tache de créer des conditions de vie meilleures pour les habitantes et les habitants. Nous créons des crèches, des écoles, des centres de quartier, des équipements sportifs et culturels. Nous soutenons la vie associative, créatrice à la fois de projets innovants pour la ville ou le département, de l’éveil de l’esprit citoyen et de liens sociaux entre les habitants.

Une municipalité comme Bagnolet ou un département comme la Seine-Saint-Denis, qui sont soutenus par l’action des militants et des élus communistes, ont fait bénéficier la population d’avantages substantiels, tout en gérant avec soins les finances publiques. Nous avons essayés dans le cadre local de mettre en pratique une formule de solidarité pour le bien être de chacune et de chacun.

Les communistes ne se contentent pas d’indiquer les remèdes : ils les appliquent.


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Jeudi 11 octobre 2007

LE MONDE | 09.10.07 | 16h44  •  Mis à jour le 09.10.07 | 16h44


Pour le parti socialiste et le Parti communiste, c'est une habitude avant les échéances électorales : faire du bruit et bomber le torse. Tout en sachant que, finalement, il faudra bien s'entendre pour reconquérir certains des fiefs perdus en 2001.

Alors que les rencontres ont débuté pour préparer les municipales et cantonales de 2008, les deux partis ont entonné leur refrain. Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, assure qu'"il ne peut y avoir d'autre stratégie que de rassembler à gauche" mais, ajoute-t-il, "le rassemblement de la gauche réclame des rééquilibrages" tenant compte du poids électoral de son parti. Le dirigeant socialiste espère aboutir à des accords avec le PCF début novembre.

Les communistes déclarent qu'il serait "suicidaire" de se diviser face au gouvernement Sarkozy. "Le problème est de garder les départements à gauche et d'en gagner de nouveaux face à la droite, pas de se lancer dans une guerre fratricide", a lancé Michel Laurent, membre de l'exécutif, qui rappelle la "règle" : la reconduction des sortants.

La Seine-Saint-Denis constitue l'enjeu principal de ces prénégociations. Les socialistes avaient réclamé dès septembre des "primaires" sur six villes : Aubervilliers, Bagnolet, Pierrefitte, La Courneuve, Saint-Ouen et Villetaneuse, estimant que les résultats aux législatives leur donnaient l'avantage. Ils ont également laissé planer la menace d'un soutien à une liste des Verts à Montreuil contre Jean-Pierre Brard (app. PCF), maire sortant. En face, les équipes communistes commandent des sondages, dont certains témoignent, comme à Aubervilliers, de leur avance. Le PS laisse désormais entendre qu'il pourrait renoncer à revendiquer certaines mairies.

Comme dans d'autres départements, l'enjeu des municipales en Seine-Saint-Denis en cache un autre, celui des cantonales. Avec 11 sièges sur les 15 renouvelables, les communistes savent qu'ils ont toutes les chances de perdre le conseil général qu'ils ne tiennent qu'à une voix face au PS. Ce dernier en réclame la présidence et Claude Bartolone s'y verrait bien.

Après avoir lorgné sur le canton de Bagnolet, le député socialiste de Seine-Saint-Denis envisage de se porter candidat à Pantin, siège détenu par un ex-Vert, exclu de ce parti pour s'être trop rapproché du PRG. Aux écologistes, il est proposé de laisser le champ libre en échange d'un soutien socialiste à Dominique Voynet qui convoite la municipalité de Montreuil, et à deux candidats Verts aux cantonales à Bagnolet et Aubervilliers. "Les discussions restent locales, il n'y a aucune décision nationale sur Montreuil", précise Michel Bock, membre du collège exécutif des Verts.

Le "deal" fait bondir certains responsables Verts. "Pas question de servir de bras armé du PS pour casser du communiste dans un département où leurs sortants n'ont pas démérité et au moment où nous avons mis en place ensemble un groupe PCF-Verts à l'Assemblée nationale !", s'exclame Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional d'Ile-de-France, en rappelant qu'il a son mot à dire sur les investitures et les alliances. "De toute façon, Voynet n'a aucune chance face à Brard", pronostique-t-il.

Dans les Hauts-de-Seine, le principal blocage se situe à Nanterre, où le PS local menace de se lancer dans une primaire bien que le candidat socialiste ait été devancé par Jacqueline Fraysse, députée communiste réélue en juin. Un compromis pourrait être trouvé en laissant un candidat socialiste succéder à l'un des deux conseillers généraux sortants communistes de Nanterre.

Présidé par les communistes, le Val-de-Marne est aussi le théâtre d'une compétition à gauche. Les socialistes locaux ont mis la barre très haut et revendiquent la prééminence dans les communes de Vitry, Villejuif et Ivry, détenues par le PCF, quitte à modérer leurs ambitions sur le conseil général, menacé de basculer à droite. "On se demande ce qu'il leur prend, ce n'est pas sérieux. Deux départements dirigés par les communistes, ce n'est pas trop !", réagit Michel Laurent.

Entre le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC), les points de friction se situent aux Ulis (Essonne), dont le maire est Paul Loridant, et à Paris, où Georges Sarre se prévaut d'un accord avec la direction nationale du PS pour conserver la mairie du XIe arrondissement que Patrick Bloche, député socialiste, entend lui disputer. A Belfort, dont le maire fut longtemps Jean-Pierre Chevènement, PS et MRC sont également en concurrence. Enfin, un accord devrait intervenir en faveur du PCF à Dieppe, au Havre, à Bourges et à Vierzon, d'anciennes villes communistes remportées par la droite en 2001.

 

Jean-Michel Normand et Sylvia Zappi


Le maire PS de Pau tenté de rejoindre une liste d'ouverture

Après avoir rencontré Nicolas Sarkozy, le maire socialiste de Pau, Yves Urieta - en conflit avec les instances locales du Parti socialiste - pourrait rejoindre l'UMP sur une liste d'ouverture lors des élections municipales. En 2006, après le décès d'André Labarrère, M. Urieta avait été élu par le conseil municipal malgré l'opposition de la section socialiste. En septembre, les militants PS ont désigné la députée Martine Lignières-Cassou pour mener la liste de gauche. Malgré une réunion de conciliation organisée sous l'égide de François Hollande, aucun accord n'a pu être trouvé. David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques, qui voit dans M. Urieta "le candidat masqué de l'UMP", estime que cette candidature vise à contrecarrer celle, de plus en plus souvent évoquée, de François Bayrou à la mairie de Pau. Réélu lors des dernières législatives dans les Pyrénées-Atlantiques, le président du MoDem n'a jusqu'à présent ni confirmé ni démenti son intention de conduire une liste aux municipales de mars 2008.

 

Article paru dans l'édition du 10.10.07

 


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Mercredi 31 octobre 2007
DEPECHE AFP - Lundi 29 octobre, 20h43

La secrétaire nationale du PCF mgb2.jpg Marie-George Buffet a haussé le ton lundi contre le PS qui dans plusieurs villes, notamment en Seine-maritime et en Seine-Saint-Denis, veut imposer des primaires et refuse de soutenir le maire sortant PCF aux Municipales de mars.

Elle a soupçonné le PS de "volonté hégémonique", de vouloir "amoindrir ses partenaires" ou "éteindre le débat politique à gauche" sur fond de divergence sur le traité européen.

"Il ne faut pas que la gauche s'autodévore" et "laisse un champ de ruines", a-t-elle prévenu lors d'une conférence de presse, en réitérant son appel pour un rassemblement de la gauche dès le premier tour autour du maire de gauche sortant.

Mme Buffet reproche notamment au PS de vouloir présenter un candidat à Dieppe (Seine-maritime) alors que le candidat PCF, selon elle, a toutes les chances de ravir la municipalité à la droite -les communistes ayant obtenu aux législatives 30,5% et le PS 18,6%, rappelle-t-elle.

Au PS, on n'excluait pas lundi de donner satisfaction au PCF sur ce point.

Par ailleurs, la situation frise "l'absurde", selon elle, dans des villes comme Sète, Villepinte, Pierrefitte (Seine-Saint Denis) où "on se dirige vers des primaires".

Mme Buffet a en particulier critiqué les visées du socialiste Claude Bartolone qui veut prendre Bagnolet au PCF, pour pouvoir ravir ensuite la présidence du conseil général de Seine-Saint-Denis aux communistes.

Montreuil reste aussi une pomme de discorde. Mme Buffet a affirmé qu'elle allait "soutenir" personnellement la liste présentée par son "ami" Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) alors que le PS pourrait soutenir la sénatrice Verte Dominiq le-drapeau.jpg ue Voynet qui envisage de s'y présenter.

Le numéro un communiste a défendu aussi le maire de Montreuil contre la conseillère de Paris Clémentine Autain qui avait manifesté le désir de figurer sur sa liste, mais "sans discuter" avec lui.

A Paris, Mme Buffet reproche à Bertrand Delanoë de vouloir réduire à six la représentation du PCF au conseil de Paris, contre 11 actuellement.

Les querelles électorales semblent gripper le comité de liaison de la gauche, que le premier secrétaire du PS François Hollande souhaite mettre en place avec toutes les composantes de la gauche représentées au Parlement.

Mais, "nous continuons de participer aux réunions préparatoires" de ce Comité, dont l'une est consacrée aux Municipales, a souligné Mme Buffet.


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