Marie-George Buffet : « Le PCF doit sortir du "ni-ni" »

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Entretien. Six mois avant le congrès, la secrétaire nationale estime que le PCF doit sortir d’un positionnement « ni d’extrême gauche, uniquement contestataire, ni social-libéral » et prendre les initiatives pour que la gauche sorte de l’ornière.

Dans le pays, le mécontentement s’accroît, les luttes sont nombreuses même si elles ne parviennent pas à contrer les réformes Sarkozy. Et la gauche semble aux abonnés absents. Avez-vous des propositions, des initiatives pour changer cette situation ?

Marie-George Buffet. En menant notre campagne « La bourse ou la vie », nous rencontrons beaucoup de colère chez les hommes et les femmes qui signent nos pétitions. Mais, j’ai pu le constater à plusieurs reprises cette semaine sur des marchés, nombreux sont ceux qui signent mais qui en même temps disent : « On n’y arrivera pas ». Certes, il ne faut pas sous-estimer la mobilisation sociale : 500 000 salariés et retraités dans la rue, on ne voit pas ça tous les matins. Là encore, il y a mobilisation et aussi de l’impatience face aux divisions syndicales… Mais ces mouvements ne prennent pas assez d’ampleur pour l’instant pour bouger le rapport de force et faire reculer le gouvernement. D’autant que la gauche paraît être aux abonnés absents. Le comité de liaison de la gauche n’a pas pu se réunir le 17 juin. Sur mon insistance notamment, il est convoqué à nouveau pour le 1er juillet. Dans cette situation, notre parti se doit de prendre des initiatives.

Quelles initiatives ?

Marie-George Buffet. D’abord l’action : le 2 juillet, nous serons avec les salariés et les usagers de grands centres commerciaux pour parler salaires, pouvoir d’achat et faire signer les pétitions. Elles pourraient être portées en septembre en manifestation à l’Élysée. Le 4 juillet, nous allons prendre d’autres initiatives, je ne vous en dirai pas plus aujourd’hui mais nous voulons porter partout le débat sur l’argent, son utilisation.

Et puis, il y a urgence que le débat se lève à gauche. Sur l’état du monde et ses potentialités, l’Europe et son besoin de refondation ou sur le développement durable, la place du travail, le chemin des rassemblements nécessaires, les objectifs que devrait se donner la gauche… Nous avons de réelles divergences. Alors, poussons les débats ! Nous ne pouvons pas nous contenter de constater nos différences, la gauche a besoin de confrontations sur toutes les questions. J’espère que la réunion du comité de liaison décidera, au-delà des communiqués de riposte, de travailler à de véritables confrontations publiques sur ces questions, pour avancer. Parce que le principal obstacle à une mobilisation populaire forte contre la politique de Sarkozy, c’est l’absence de perspectives à gauche. Si nous ne faisons pas cela, droite et patronat ont de beaux jours devant eux.

Mais, l’expérience est là, rien n’avancera sans mobilisations citoyennes, aussi les communistes vont inviter les hommes et les femmes de gauche à se réunir dans leur localité ou leur entreprise pour en débattre. Je veux leur lancer un appel. Je sais, car ils ou elles me le disent, que certains se demandent comment porter aujourd’hui leur idéal de gauche. Nous n’avons pas eu le même itinéraire, mais faisons un bout de chemin ensemble. Utilisez le PCF. En respectant la personnalité et le parcours de chacun et chacune, nous pouvons faire bouger les choses ! Les communistes, nous voulons les voies efficaces pour changer, nous pouvons les construire ensemble !

Ne pensez-vous pas qu’on a besoin de passer à une nouvelle étape pour que le mouvement social s’articule avec la politique ?

Marie-George Buffet. Bien sûr, le gouvernement a une tactique d’asphyxie. À l’Assemblée nationale, nous sortons du débat sur les institutions avec la présidentialisation à outrance, le bipartisme. Nous avons enchaîné avec le débat sur la modernisation de l’économie ; puis va tomber la loi sur le temps de travail et la représentativité syndicale ; on annonce, pour début juillet, le texte sur l’offre de travail « acceptable ».

Je veux, à ce propos, souligner le combat remarquable des parlementaires communistes et républicains. Sarkozy dit : « J’ai été élu pour ça, je le fais. » Les gens ont un sentiment d’impuissance. Le gouvernement bafoue les accords syndicaux et le président piétine la volonté des peuples - on l’a vu avec le « non » des Irlandais - de voir se lever une autre Europe. L’attaque est brutale, l’objectif clair : briser tout ce qui fait obstacle au tout-marchand. Face à cela, il est nécessaire que toutes les forces de progrès dépassent frontières et certitudes pour, sous des formes inédites, travailler aux rassemblements populaires sur des objectifs, des réformes aptes à gripper, puis à inverser les logiques destructrices en oeuvre aujourd’hui. C’est ce à quoi réfléchissent les communistes.

C’est une façon de vous décoincer ? Vous semblez pris en tenaille entre un PS qui dérive à droite et la gauche radicale qui s’organise autour du parti d’Olivier Besancenot…

Marie-George Buffet. Depuis des années, et j’en porte une part de responsabilité, nous nous laissons enfermer dans le « ni-ni ». Ni contestation stérile d’extrême gauche, ni renoncement social-libéral. Pour en sortir, nous nous sommes adressés à toute la gauche. J’ai appelé à « révolutionner la gauche ». Nous avons sincèrement cherché des voies pour cela. Mais la situation actuelle le montre, modifier la situation à gauche exige une irruption des femmes et des hommes de gauche dans le débat. Je crois que nous, les communistes, pouvons et devons prendre les initiatives en ce sens pour que la gauche sorte de l’ornière. L’union, ce n’est pas l’effacement du Parti communiste français, c’est un Parti communiste qui agit, qui ouvre, qui répond à tout ce qui bouge et débat à gauche, qui est présent partout où on agit, où on lutte dans la durée pour bâtir des fronts, une majorité populaire, une majorité politique, sur la base de contenus audacieux.

Est-ce que sortir du « ni-ni » ne pose pas la question du projet ?

Marie-George Buffet. Notre parti doit clairement dire à nos concitoyens quel est son objectif politique ; dit autrement, à quoi cela sert de lui donner des moyens et des responsabilités. C’est l’une des questions essentielles que nous aurons à travailler au congrès.

Mais, dans les congrès précédents, vous parliez déjà du projet. Qu’y a-t-il de nouveau ?

Marie-George Buffet. Nous avons beaucoup travaillé sur notre projet ces dernières années. Sur des questions comme le travail, le développement durable, le féminisme, la place de l’individu, notre vision européenne, un nouvel internationalisme, nous avons fait des avancées considérables. Il faut encore travailler, bien sûr. Mais comment est-on perçu par notre peuple ? Que signifie être un parti révolutionnaire aujourd’hui ? Quels sont les possibles dans le monde actuel pour dépasser les logiques en place ? Quand on parle d’émeutes de la faim, quand se pose dans l’urgence la question de la diversification des ressources énergétiques… Quelles réponses porte notre espérance révolutionnaire ?

Dépasser le capitalisme ne relève pas que de mots, aussi beaux soient-ils ! Cela demande construction, prises de responsabilités, élaborations des grandes réformes nécessaires et de rapports de forces pour les faire vivre. Sommes-nous perçus comme ce parti-là, un parti qui veut travailler aux changements concrets qu’attendent dans l’immédiat les gens, prêt à participer à la gestion du pays, à la construction de l’Union européenne, pour proposer et mettre en oeuvre de grandes réformes qui vont concrètement changer la vie de nos concitoyens ?

Mais quelles sont ces réformes ?

Marie-George Buffet. Une réforme institutionnelle pour donner plus de pouvoirs aux salariés et aux citoyens. Procéder aux réformes permettant de modifier l’utilisation de l’argent : dépenses et services publics, protection sociale, recherche, éducation et qualification, fiscalité au service du développement durable et de la relance industrielle… Il faut que les gens soient capables de dire : voilà les réformes que le Parti communiste veut conduire, avec d’autres, s’il participe à la gestion du pays.

Quelle majorité pouvez-vous trouver pour conduire ces réformes ?

Marie-George Buffet. Cette majorité, aujourd’hui, si l’on regarde l’état réel des forces politiques de gauche, elle n’existe pas. Mais si on regarde les aspirations populaires, cette majorité peut se construire. À condition que l’on donne espoir avec des propositions fortes, crédibles, et que l’on mène ce débat à gauche. Il n’y a pas de coup de baguette magique à attendre et il ne faut pas compter sur des appels incantatoires. Il faut multiplier les initiatives, il y a urgence.

Est-ce que le « non » irlandais valide votre analyse sur l’Europe libérale et permet de relancer quelque chose à ce sujet ?

Marie-George Buffet. Les tenants de l’Europe libérale nous ont fait perdre trois ans ! En 2005, on nous a dit qu’il n’y avait pas de plan B. Le traité de Lisbonne devait passer sans anicroche. Il y a un seul référendum et c’est le « non » qui l’emporte. Les dirigeants européens se retrouvent dans l’impasse. Lors de la réunion du Parti de la gauche européenne (PGE) la semaine passée à notre siège, j’ai fait la proposition de lancer, dès cet été, une campagne européenne pour un nouveau traité de refondation de l’Union européenne.

Ce sera votre objectif pour les élections européennes de 2009 ?

Marie-George Buffet. Oui. On nous a privés de référendum. Les électrices et électeurs pourront utiliser cette élection pour dire l’Europe qu’ils veulent. Mais il faut commencer la bagarre pour le nouveau traité dès maintenant. Tout appelle à ce que nos listes soient à l’image de ce qui bouge en Europe. Notre projet doit donner à voir de cette Europe sociale et démocratique, résolument orientée vers le progrès que les peuples appellent de leurs voeux. Nous avons, dans le même mouvement, à combattre la politique menée en France et en Europe par la droite et avancer notre projet B.

Cela veut dire des listes ouvertes à d’autres forces européennes ?

Marie-George Buffet. Nous allons en débattre, mais je pense que nos listes doivent être à l’image de cette Europe qui résiste et qui lutte.

Vous avez parlé de « crise existentielle » du PCF. Y aura-t-il encore un Parti communiste après le congrès de décembre ?

Marie-George Buffet. Je ne suis pas la seule à en avoir parlé. Parce que les deux présidentielles, en 2002 et 2007, montrent que les idées de changement, telles que nous les représentons aujourd’hui, ont du mal à exister dans une élection nationale. Et le résultat intéressant aux élections municipales et cantonales, qui fait de nous la troisième force française, n’efface pas les grands défis auxquels nous sommes confrontés.

Faut-il un Parti communiste ? Je le pense. Mais je pose la question de sa transformation. Le Parti communiste représente pour moi un potentiel humain et politique indispensable au changement. Mais nous devons travailler à dépasser tout ce qui entrave l’action de ses adhérents et adhérentes et donc son efficacité, son dynamisme. Cela nous demande d’innover, d’oser.

Il y a eu des critiques sur la préparation du congrès. Certains ont parlé de verrouillage. Êtes-vous satisfaite de la façon dont le débat se déroule ?

Marie-George Buffet. Vouloir verrouiller serait débile. D’abord parce que c’est impossible, et surtout ce serait suicidaire. Sans un grand débat, nous ne trouverons pas les ressources pour être ce parti moderne apte à changer la vie. Nous avons besoin de ce débat. Il ne faut pas verrouiller, il faut y entrer, dire ce qu’on a à dire. Je ne suis pas encore satisfaite. Nous avons tenu trois belles rencontres nationales, mais il y a encore trop de communistes qui n’ont pas encore eu la possibilité de s’impliquer dans le débat. Il s’agit de passer à une vitesse supérieure. Il faut plus de bouillonnement. Et il faut que les camarades qui ont une vision cohérente pour l’avenir le disent, participent au débat, viennent dans les réunions, écrivent. Il faut que toutes les idées, tous les projets, toutes les cohérences s’expriment.

Vous êtes un parti de militants, avec un ancrage, un réseau d’élus important, et on ne vous regarde qu’à l’aune de l’élection présidentielle.

Marie-George Buffet. Oui, mais c’est vrai que la vie politique française est trop centrée sur l’élection présidentielle. Et cela va encore s’aggraver avec la réforme des institutions. C’est pourquoi d’ailleurs j’invite tous les parlementaires de gauche à s’y opposer le 21 juillet au Congrès de Versailles. Il faut donner à voir de la réalité du Parti communiste qui ne se limite pas à son score à l’élection présidentielle, mais il faut aussi relever le défi de cette échéance. Nous n’y échapperons pas. Est-ce que le Parti communiste apparaîtra comme apte à participer à des responsabilités au plus haut niveau de l’État, par la qualité de son projet, son aptitude à être des rassemblements utiles à cela ? Vous semblez moins affirmative qu’il y a quelques mois sur votre remplacement à la tête du Parti communiste. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Marie-George Buffet. Je crois qu’il faut un profond renouvellement de nos directions et je ne vois pas pourquoi, au niveau du secrétariat national, cette question ne se poserait pas. Je pense qu’il faut un souffle nouveau. Je souhaite ce renouvellement en créant toutes les conditions pour que le parti soit rassemblé, que la direction élue soit efficace pour mettre en oeuvre ce que les communistes décideront au congrès. C’est quelque chose qui se construit, qui demande du temps. Nous allons mettre en place la commission de transparence sur les candidatures, le 26 juin. Pour cette commission, il n’y aura pas de sujet tabou.

Vous renouvelez cette année une université d’été…

Marie-George Buffet. En plus des initiatives de ripostes à Sarkozy, des rencontres de la gauche, de l’Europe et du congrès, nous allons tenir une université d’été avec un programme de débats extrêmement copieux. Et puis, nous engageons la bataille de la vignette pour préparer la Fête de l’Humanité. Je sais combien celle-ci compte pour l’existence du journal. Et la Fête de l’Humanité, c’est le lieu où se croisent et débattent toute la gauche et le mouvement social. Le monde qui lutte s’y retrouve, il ne faut pas manquer ce rendez-vous.

 

Entretien réalisé par Olivier Mayer et Jean-Paul Piérot
Article paru dans l'Humanité, édition du 23 juin 2008

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Che MSPS 05/12/2008 04:43

ON PROVOQUE








ON PROVOQUE ?

José Saramago, le grand, le modèle, le Portugais prix Nobel de littérature, a récemment écrit:
A Esquerda nem pensa, nem age, nem arrisca. (La Izquierda ni piensa, ni actúa, ni arriesga. La Gauche ni réfléchit, ni agit, ni prend des risques.)
Et si on le provoquait? Si on faisait une distinction entre les partis politiques qui se disent de gauche et les citoyens qui eux le sont vraiment? Si par exemple on faisait circuler un manifeste, chacun y apportant sa signature? Et on envoie tout ça à Saramago? D'accord? Allez on commence:
MANIFESTE DU CITOYEN
En ma qualité de citoyen, je déclare:
A. Être indigné de savoir qu'une partie de mes impôts est versée à des banquiers. Je demande que soit constituée d'urgence une société bancaire et financière de l'Etat,
B. Être scandalisé devant l'insécurité des travailleurs, hommes et femmes et je demande que soient établies d'urgence de nouvelles lois garantissant et sécurisant l'emploi et aussi les retraites des travailleurs,
C. Ne pas admettre l'injustice sociale actuelle. J'exige que soit effectuée une profonde réforme fiscale pouvant aller jusqu'au taux de 100% pour les revenus dépassant le niveau maximum autorisé (RMA) comme de même l'application de mesures légales tendant à limiter l'extrême richesse (Patrimoine Maximum Autorisé),
D. Refuser catégoriquement la publicité politique mensongère, le "bourrage de crâne", la diffusion d'information tendancieuse. J'exige que soit étudiée et établie une loi punissant sévèrement le "délit de désinformation" et que soient créés des moyens de communication de l'Etat réservés à l'information vraie et digne des citoyens, lesquels devront avoir la possibilité de s'y exprimer.
E. Exiger la cessation immédiate de privatisation de toute entreprise publique ainsi que de maintenir ou nationaliser au moins à 80% les activités liées à l'énergie, l'eau, le transport public, l'éducation, la santé et tout ce qui touche à la vie des citoyens.
F. Ne pas accepter l'exploitation par des sociétés privées des richesses des pays du tiers-monde sans contrôle des Nations Unies et/ou d' États volontaires. Je demande que soit mis fin à la dénutrition, à la consommation d'eau non potable, à l'absence d'attention médicale et médicamenteuse des populations pauvres de ces pays comme de même que soit organisée et mise en place une vraie politique de contrôle volontaire des naissances dans ces populations.
G. Exiger que mon pays, comme l'ensemble de la communauté internationale punisse les gouvernements des pays belliqueux par les moyens dont il dispose sur les plans économique, financier, commercial, touristique, politique, diplomatique, etc.
H. Enfin, et ceci est le point le plus important: exiger que la démocratie soit renforcée, que le peuple puisse directement élaborer et voter des lois comme aussi abroger des lois récentes et modifier la Constitution. Seule la démocratie directe permettra d'en finir avec la collusion du pouvoir économique avec le pouvoir politique. Les référendums d'initiative populaire constituent l'outil idéal à l'exercice de la démocratie directe, quand ils ne sont pas volontairement rendus inopérants comme c'est le cas en France.
En conséquence, j'exige donc que le Président de la République décrète immédiatement un référendum soumettant au peuple souverain de nouvelles lois sur tous les points antérieurs, ceci sans pièges ni astuces qui déformeraient les principes énoncés, comme c'est souvent le cas.
J'écris devant le numéro de signataire libre, mon nom, mon pays, les items acceptés et envoi ce mail à au moins 3 de mes copains et copines dans moins d'une semaine (*).
1 Michel Carles France ABCDEFGH
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(*) Merci de ne pas modifier le texte original, ceci afin de respecter les signatures antérieures. Si vous trouvez qu'il manque des items, signalez-le à mspschile@gmail.com Celui ou celle qui atteint le No 12 envoie le même mail avec les 12 signataires à l'adresse antérieure. Ici avec des potes on compile tous les mails et on achemine à José Saramago. Vous savez que si par exemple chacun envoie à 3 ami(e)s et que ceux-ci font de même dans la semaine qui suit, et ainsi de suite, au bout de 12 semaines, donc 3 mois, c'est-à-dire quand celui ou celle qui signe le manifeste comme 12ème signataire, on a recueilli 265.720 signatures différentes! José Saramago est débordé! Et sûrement heureux! On a fait un tabac!
En plus, comme nous on habite différents pays d'Amérique latine, on lance la même chaîne en 2 autres langues: l'espagnol et le portugais. Vous pouvez consulter ces 2 autres versions et le résultat final sur le site: www.fortinmapocho.com
Une fois lancé le premier mail, nous, nous n'avons plus de contrôle pendant 3 mois. Alors si certains d'entre vous, au moment de la 8ème ou 9ème signature par exemple, en même temps qu'il achemine à ses ami(e)s, nous envoie aussi une copie, ( à mspschile@gmail.com ), on pourra calculer le nombre de signatures, qui eut être bien supérieur, et publier des résultats partiels sur le même site.
Le plus important est la continuité des mails, il faut donc que chacun transmette à des amis ou amies sûrs, motivés, démocrates convaincus, portant haut le flambeau de la vraie Gauche, comme le fait inlassablement José Saramago.
Voilà. Alors on provoque? (**)

(**) A CEUX QUI LISENT CE MANIFESTE DANS DES BLOGS O FORUMS: si vous voulez participer, vous pouvez le faire en simplement faisant un copier-coller du texte, complet bien sûr,le signer comme indiqué et l'envoyer le plus vite possible à trois autres ami(e)s.