Hommage à Aimé Césaire

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Le poète et écrivain de la « négritude » est décédé le 17 avril 2008. Il fait partie d'une famille de sept enfants. Dans les années 30, il rencontre le Sénégalais Léopold Sédar Senghor qui restera l’ami de toute une vie. C’est avec Léon Gotran Damas et d’autres étudiants qu’ils créeront la revue : L’étudiant noir. Ils y contesteront le colonialisme, l’assimilation et forgeront le concept culturel et politique de la « négritude ». À la Libération, Aimé Césaire, soutenu par les communistes devient maire de Fort-de-France. Il le sera jusqu’en 2001. Il s’engage au Parti communiste français en 1946. Et le quitte en 1956, suite à l’invasion soviétique en Hongrie. Dans une lettre de démission, il écrit à Maurice Thorez : « Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme, ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains font du marxisme et du communisme que je réprouve ». En 1958, il fonde le Parti progressiste martiniquais. Il sera député de Martinique la même année et ce sans interruption jusqu’en 1993. Il portera toujours les valeurs de gauche. Jusqu’à son dernier souffle, il restera attentif à la vie politique. En 2005, il entraîne toute la Martinique dans sa fronde contre la loi consacrant le « rôle positif » du colonialisme.

Les communistes saluent son talent et son engagement. Un grand homme part. Mais Aimé Césaire marquera pendant longtemps toutes celles et tous ceux pour qui émancipation et libération ne sont pas des mots vains. Il rejoint le Panthéon de nos cœurs et retrouve à jamais son « pays natal ».

 

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