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Plus de cinq mille manifestants ont défilé samedi 27 octobre à Paris à l’appel du Parti communiste contre une politique de classe et de casse menée par Nicolas Sarkozy.
Plus de 5 000 personnes ont manifesté, samedi après-midi, à l’appel du PCF, entre la place de
la République et la station de métro Jean-Jaurès à Paris où
s’est tenu un meeting de « riposte » à la politique de Nicolas
Sarkozy. Les participants, venus pour l’essentiel d’Île-de-France mais aussi de départements comme le Nord, le Puy-de-Dôme, la Savoie, l’Aube, le Rhône, la Loire, le Loiret ou encore la
Haute-Saône, ont dénoncé « les attaques tous azimuts contre le contrat social ». Franchises médicales, politique d’immigration, remise en question des régimes spéciaux de retraites,
démantèlement des entreprises et des services publics, pouvoir d’achat, emploi, aucune des « mesures régressives » n’échappe à la critique et à l’alacrité d’un cortège composé de
cheminots, de métallos, de demandeurs d’emplois, d’enseignants ou encore de salariés de l’aéronautique et du transport aérien.
Contribuer au rassemblement
Les manifestants, dans leur très grande majorité des militants du PCF, n’expriment qu’un seul
regret : « Nous ne sommes pas suffisamment nombreux aujourd’hui », soupire Monique, de Montreuil (Seine-Saint-Denis), militante à la CGT chômeurs, qui fait signer une pétition pour
exiger le versement à chaque dem
andeur d’emploi d’une prime à la recherche d’emploi de 300 euros. Gérard, du Val-de-Marne, tempère : « 5 000, c’est pas mal ! Surtout si on tient
compte du fait que beaucoup de militants sont absorbés par le travail de mobilisation syndicale ou par la préparation des prochaines élections municipales. » Militant parisien, Nicolas
estime qu’« on aurait sans doute pu faire mieux si on avait plus popularisé ce rassemblement ». Mis à part ces regrets, les militants communistes expriment plutôt leur
« satisfaction ». « Après le coup de massue de la présidentielle, le mauvais score du parti et l’élection de Sarkozy, un tel rassemblement fait du bien. On redresse la
tête… », explique Florent, secrétaire de la section de Troyes, dans l’Aube. Gilles, d’Albertville, qui brandit une pancarte pour exiger un référendum sur le « traité simplifié »,
estime qu’« avec une telle initiative, le parti joue son rôle car il contribue au rassemblement de ceux qui luttent contre telle ou telle mesure gouvernementale ».
Une fonction qui, selon lui, « ne peut être assumée par les seuls syndicats, déjà bien
occupés à rassembler les salariés concernés ». Entouré d’une trentaine de militants qui scandent : « Rouge, rouge ! Notre ADN est rouge », le secrétaire de la fédération
de la Loire, Vincent Bony, tient des propos semblables : « Dans la période, le rôle du PCF est d’aider à montrer que toutes les mesures gouvernementales, qu’elles touchent la politique
économique et sociale ou des sujets de société, ont une cohérence. »
Une alternative contre la casse
« Nous devons convaincre l’opinion publique que derrière ce flot de régressions ce cache un remodelage libéral du pays », explique Christelle, étudiante parisienne.
Outre s’opposer et dénoncer, les militants communistes veulent aussi construire « une alternative à cette politique de classe et de casse », comme l’explique Frédéric Bernabé, secrétaire départemental de la Haute-Saône. Beaucoup énumèrent les propositions de leur parti relatives à l’emploi ou à la fiscalité. Et souhaitent, à l’instar de Sébastien, de la section de l’aéroport d’Orly, « que le PCF les mettent mieux et toujours plus en avant ».
Pierre-Henri Lab
Article paru dans l’Humanité édition du 29 octobre 2007
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