Vendredi 29 février 2008
5
29
/02
/2008
01:32
A peine quelques jours après les révélations sur le détournement de fonds prévus pour les transports
publics au profit de Neuilly
Provocation de Jean Sarkozy sur l’enfouissement de la RN
13
Il y a quatre jours à peine, les élus du
groupe Communistes Alternative Citoyenne et Républicain - CACR - ont révélé que l’enfouissement sur 400 mètres de la RN 13 à Neuilly-sur-Seine a été réalisé au début des
années 90 en détournant des fonds prévus pour la réalisation d’un axe de transport public sur la grande ceinture SNCF, de Sartrouville à Noisy-le-sec.
Un véritable hold-up puisque des
centaines de millions de francs de l’époque ont été détournés d’un investissement structurant pour les transports publics dans des quartiers populaires au profit d’un investissement somptuaire
dans la ville la plus privilégiée d’Ile-de-France. Un détournement de fonds réalisé à l’instigation du maire de Neuilly-sur-Seine d’alors, Nicolas
Sarkozy.
Et aujourd’hui, le tout nouveau candidat UMP aux cantonales à
Neuilly-sur-Seine, Jean Sarkozy enfonce le clou, en déclarant dans la presse « avoir vocation à se battre avec toute sa passion » pour
prolonger cet enfouissement, soit réaliser un aménagement pharaonique d’1 milliard d’€.
Pour Gabriel Massou, président du
groupe CACR : « Cette déclaration est une véritable provocation. Aujourd’hui l’Etat n’a toujours pas tenu ses engagements pour le financement de la
tangentielle nord SNCF Sartrouville-Noisy-le-Sec, projet de transport en commun structurant et très efficace, qui permettrait de transporter
plus de 40 millions de personnes par an. Que le fils du chef de l’Etat, candidat à Neuilly, ose prendre une position aussi forte en faveur de cet investissement somptuaire que serait un
enfouissement total de la RN 13 est un affront fait à toutes les populations des quartiers populaires d’Ile-de-France. Nous demandons de l’Etat des engagements immédiats sur le financement de la
tangentielle nord.».
Au moment où on attend toujours des suites concrètes du
Grenelle de l’Environnement pour les transports collectifs en Ile-de-France, il est aberrant que le projet qui revienne sur le devant de la scène soit un investissement qui encourage encore le
trafic routier, pour un coût exorbitant.
-
Publié dans : Actualité
1
-
Recommander
Mercredi 2 avril 2008
3
02
/04
/2008
02:18
Une contre proposition de loi pour l'apprentissage à l'école du devoir de mémoire.
"Désormais chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11 000 enfants victimes des lois Sarkozy-Hortefeux contre
l'immigration.
Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant renvoyé par avion dans son pays. Rien n'est plus émouvant pour un enfant
que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui."
Recopiez ces quelques lignes sur une carte postale et envoyez-la à au Président de la République Nicolas Sarkozy à l'adresse ci-dessous, sans
besoin d'affranchir.
Monsieur le Président de la République
55 rue Faubourg St Honoré
75008 PARIS
-
Publié dans : Actualité
0
-
Recommander
Mardi 20 mai 2008
2
20
/05
/2008
22:21
Le poète et écrivain de la « négritude » est décédé le 17 avril 2008. Il
fait partie d'une famille de sept enfants. Dans les années 30, il rencontre le Sénégalais Léopold Sédar Senghor qui restera l’ami de toute une vie. C’est avec Léon Gotran Damas et d’autres
étudiants qu’ils créeront la revue : L’étudiant
noir. Ils y contesteront le colonialisme, l’assimilation et forgeront le
concept culturel et politique de la « négritude ». À
la Libération, Aimé Césaire, soutenu par les communistes devient maire de
Fort-de-France. Il le sera jusqu’en 2001. Il s’engage au Parti communiste français en 1946. Et le quitte en 1956, suite à l’invasion soviétique en Hongrie. Dans une lettre de démission, il écrit
à Maurice Thorez : « Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme, ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains font du marxisme et du
communisme que je réprouve ». En 1958, il fonde le Parti progressiste martiniquais. Il sera député de Martinique la même année et ce sans interruption jusqu’en 1993. Il portera toujours les valeurs de gauche. Jusqu’à son dernier souffle, il
restera attentif à la vie politique. En 2005, il entraîne toute la Martinique dans sa fronde contre la loi consacrant le « rôle positif » du colonialisme.
Les communistes saluent son talent et son engagement. Un grand homme part. Mais
Aimé Césaire marquera pendant longtemps toutes celles et tous ceux pour qui émancipation et libération ne sont pas des mots vains. Il rejoint le Panthéon de nos cœurs et
retrouve à jamais son « pays natal ».
-
Publié dans : Actualité
0
-
Recommander
Commentaires