On ne peut pas travailler plus longtemps pour gagner moins !
NON à la réforme des régimes spéciaux car cette réforme amène une nouvelle réforme des régimes généraux, le gouvernement veut prolonger la durée de cotisation de 40 à 41 ans pour tous.
Nous refusons la logique du gouvernement qui engage un processus sans fin d’allongement de la durée de cotisation, ainsi que l’augmentation de la part payée par les salariés par rapport à celle payée par les employeurs.
Ce processus ne prend pas en compte les réalités des salariés. Il ne s’agit pas uniquement d’allongement de l’espérance de vie. Il y a la réalité des maladies professionnelles, des parcours professionnels et de l’éjection hors de l’emploi de 2 salariés sur 3 avant que ces derniers n’aient acquis le plein de leurs droits.
L’injustice vient des réformes de 1993 et de 2003 qui ont modifié l’égalité entre salariés avec l’abandon de la période de 37,5 années de cotisation pour tous. Et pendant ce temps là, des employeurs ont des retraites « dorées ». Le problème ce n’est pas les retraites des régimes spéciaux, mais c’est que tout le monde n’a pas accès à des retraites de qualité.
Nous soutenons toutes les grèves et mobilisations de ces prochains jours, car les salariés qui se battent, défendent le respect de leur droit, ainsi que le respect du droit à la retraite pour l’ensemble des salariés.
Nous demandons :
- le maintien du système de répartition des retraites pour un système basé sur la solidarité qui garantit le droit à la retraite pour tous ;
- le financement des retraites par l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et par la taxation des profits ;
- un vrai droit au départ à la retraite à 60 ans et une possibilité réelle de choix pour le salarié ;
- un système de départ anticipé en retraite pour travaux pénibles ou pour répondre à des contraintes de service public ou aux tâches astreignantes ;
- un montant de retraite permettant à chacun un taux de remplacement de 75 % avec un minimum équivalent au Smic ;
- l’indexation des pensions sur les salaires ;
- le contrôle de la rémunération des employeurs pour éviter les « parachutes dorés »
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