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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 14:39

PARIS (Reuters) - Près de neuf Français sur dix estiment que le traitement accordé par les médias à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy est anormalement déséquilibré, selon un sondage CSA que publie Le Parisien Dimanche.

 

Cet état de fait "n'est pas normal parce que les médias doivent traiter à égalité les candidats" jugent 88% des personnes interrogées dans ce sondage.

 

Elles sont en outre 82% à estimer que les médias parmi les différents candidats "accordent plus de place à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal".

 

Cette thèse est défendue par François Bayrou, président et candidat de l'UDF à l'élection présidentielle, qui accuse les médias, et à mots couverts, TF1, de bafouer le pluralisme de l'information en privilégiant la couverture du Parti socialiste et de sa candidate présidentielle et de l'UMP, qui intronisait dimanche Nicolas Sarkozy comme son candidat à l'Elysée.

 

Le sondage a été réalisé par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d'un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Par gac - Publié dans : Elections 2007
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 14:14

Sous le préau de l’école Jules-Ferry du Blanc-Mesnil, le 4 janvier 2007, des militants et personnalités expliquent leur soutien à la candidature de Marie-George Buffet.


Marie-Claire Lafon,

syndicaliste à l’hôpital psychiatrique Maison-Blanche, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis)

« Je suis venue soutenir Marie-George Buffet comme je l’aurais fait pour n’importe quel autre candidat du rassemblement antilibéral. J’aurais porté la candidature d’Olivier Besancenot ou de José Bové de la même façon, mais ils sont partis. Marie-George Buffet est venue rendre visite aux sans-abri hébergés dans mon hôpital, il y a une quinzaine de jours. Elle nous a dit qu’elle reviendrait pour parler santé et psychiatrie. Nous avons perdu beaucoup d’infirmières, de lits et d’espace. »


Jean-Paul Israël,

syndicaliste à la SNCM (Marseille)

« Le vote utile, c’est certes avant tout de battre la droite mais c’est surtout aussi faire un choix de société. Marie-George Buffet a toujours été à nos côtés durant le conflit à la SNCM. Cela a été un soutien moral et physique très important, même dans les moments les plus difficiles. Elle est la plus à même de faire vivre un collectif autour d’une logique antilibérale et populaire et de répondre aux attentes du monde du travail, des exclus, des retraités et de la jeunesse. »


Didier Le Reste,

syndicaliste cheminot

« En tant que syndicaliste, tout ce qui participe à la lutte pour ouvrir un autre avenir que le libéralisme à la société m’intéresse. Ma présence ici se situe dans le prolongement de ce que nous avons fait ensemble dans la campagne pour le "non" à la constitution européenne, avec Marie-George Buffet et d’autres. Le résultat de la consultation des collectifs antilibéraux a montré toute la légitimité de sa candidature. On retrouve dans sa campagne les grands axes du programme élaboré en commun : la nécessité de s’attaquer à la finance, le combat pour le service public auquel je suis profondément attaché comme cheminot. »


Éliane Assassi,

sénatrice de Seine-Saint-Denis

« Cette candidature antilibérale va permettre, avec tous ceux qui le souhaitent, de rassembler le plus grand nombre de citoyens pour changer la vie et changer la société. Marie-George Buffet est en capacité de rassembler bien au-delà des seuls rangs du PCF. Un grand chantier est ouvert à tous ceux qui refusent le bipartisme, veulent battre Sarkozy et ne se reconnaissent pas dans une gauche molle, celle qu’incarne aujourd’hui Ségolène Royal. »


Fred Vivancos,

délégué syndical à Polimeri (Isère)

« Nous avons mené un an de lutte contre la fermeture de notre entreprise. Marie-George Buffet est la seule personnalité politique qui est venue sur le site, qui est intervenue pour nous auprès des gouvernements français et italien. Elle affiche clairement des propositions contre les licenciements boursiers et la casse de l’industrie. »


Thierry Dumez,

responsable syndical

en Seine-Saint-Denis

« La priorité, c’est la réponse aux urgences sociales. Il faut rediriger les profits faramineux des entreprises vers les salaires, le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Pour qu’il y ait moins de souffrances et d’inégalités et un peu plus de bonheur dans le pays. Marie-George Buffet incarne cette candidature de rassemblement pour faire entendre les exigences du monde du travail. »


André Chassaigne,

député du Puy-de-Dôme, président de l’ANECR

« Je ressens un grand enthousiasme pour cette campagne qui commence. Je retrouve, dans la démarche que porte aujourd’hui Marie-George Buffet, la dynamique qui nous a permis de conquérir un siège de député dans le Puy-de-Dôme en 2002. Cette démarche consiste à être naturellement rassembleurs, sous des formes diversifiées, avec les collectifs antilibéraux, mais aussi avec les salariés en lutte dans les entreprises, avec les citoyens dans les villes, les villages. »


Hervé Bramy,

président du conseil général

de Seine-Saint-Denis

« J’ai soutenu dès le départ, au sein des collectifs antilibéraux, la candidature de Marie-George Buffet. Elle a les qualités requises et a donné des gages de sa volonté de mener une campagne collective et participative. Cette candidature exprime l’exigence de grandes réformes de transformation sociales, qui rompent avec la dominante de la précarité, des discriminations et de la pauvreté des moyens donnés aux services publics. Les profits explosent, alors qu’il y a tant de souffrance sociale. Il faut, comme elle le propose, stopper ce gâchis par une grande réforme de la fiscalité. »


Christian Favier,

président du Conseil général du Val-de-Marne

« Face aux difficultés auxquelles sont confrontées tant de personnes et de familles, il serait inconcevable que cette élection ne puisse pas faire entendre la voix d’un véritable changement. Un autre choix que le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Je regrette que l’unité des antilibéraux n’ait pas abouti et je reste persuadé qu’il n’y a pas d’autre voie qu’une démarche de rassemblement. Mais on ne peut pas rester sur un sentiment - même s’il est légitime - d’amertume, les enjeux sont trop importants. Il faut relever les manches et continuer à travailler dans l’esprit qui a été celui des forces antilibérales depuis le référendum. »


Yannick Langrenez,

salarié de chez Thomé-Génot

« La candidature de Marie-George Buffet relaie le combat des Thomé-Génot, dans les Ardennes. Le renforcement des droits syndicaux est une proposition capitale pour faire de l’emploi et du pouvoir d’achat la clé de la réussite d’une politique de changement, et non des variables au service du profit. »


Éric Roulot,

syndicaliste de l’énergie

« Les propositions développées par Marie-George Buffet répondent aux préoccupations du monde du travail. Les contenus qu’elle défend montrent que ce qu’on a réussi à construire ensemble dans le rassemblement antilibéral n’a pas été vain. Nous pouvons rassembler largement les électeurs sur la base de ces contenus. La présence de nombreux syndicalistes, de militants associatifs et du rassemblement antilibéral rend confiant pour construire une dynamique à gauche sur la base de ces orientations. »


Astrée Questiaux,

étudiante à la Sorbonne

« Marie-George Buffet est candidate sur un programme clairement antilibéral. Elle est la seule à gauche à pouvoir rassembler tous ceux qui fondent leurs espoirs dans cette démarche. Ses propositions précises et argumentées de financement montrent que ses engagements ne sont pas des paroles en l’air. Pour moi, la question de la répartition de l’argent et la définition d’une priorité effective pour l’éducation sont primordiales. Ses propositions pour les jeunes sont solides, dans la suite de la lutte anti-CPE, c’est important dans la période incertaine où nous vivons. »


Amar Bellal,

professeur de lycée

en Seine-Saint-Denis

« En vingt ans les salariés ont perdu dix points dans la valeur ajoutée au profit du capital. Avec ces richesses, on peut appliquer le programme antilibéral. Il faut cette candidature à l’opposé de la pensée unique pour montrer qu’on peut prendre l’argent où il est, pour mettre en place une sécurité d’emploi et de formation. Après soixante ans de prospérité et de paix dans notre pays, c’est tout à fait possible. »

Par gac - Publié dans : Elections 2007
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 14:06

entretien . Le porte-parole de Convergence (1), Bernard Defaix, sera samedi à Firmi (Aveyron), où sera lancée la campagne pour des états généraux du service public, prévus en mars.

Pourquoi organisez-vous des états généraux du service public le 10 mars prochain ?

Bernard Defaix. Depuis l’origine de notre mouvement, nous voulons faire des services publics une question structurante de la transformation sociale. Dans la cohérence de ce message, nous souhaitons mettre le service public au coeur des débats électoraux. En allant vers des états généraux du service public, en articulation avec les services publics au pluriel, nous insistons sur la nécessaire globalisation de cette problématique. Il ne s’agit pas de nier les spécificités de chaque service public, mais de mettre en évidence les points communs que l’on trouve dans les luttes au quotidien. Ceux-ci concernent aussi bien la « stratégie de sabotage » mise en oeuvre pour les segmenter et affaiblir leurs missions, que les perspectives d’avenir de la notion de service public comme appropriation sociale et démocratique et outil d’égalité dans l’accès aux droits fondamentaux.

Pensez-vous pouvoir dégager des convergences pour porter des propositions dans la campagne ?

Bernard Defaix. La fonction de nos états généraux est de trois ordres. D’abord, il s’agit d’offrir une perspective de convergence des luttes pour qu’elles s’articulent et se globalisent. Des batailles revendicatives se développent dans de nombreux secteurs, comme à La Poste, dans l’énergie, sur la carte scolaire... Ensuite, il nous faut progresser dans les propositions et l’affirmation publique de notre conception du service public. Ces états généraux prépareront le lancement d’un manifeste porté avec l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux, associatifs de la fédération. Enfin, il s’agira de franchir une étape du combat dans la durée pour peser sur les choix de société. Un débat lié à la campagne électorale, car chaque candidat à la présidentielle a la responsabilité de proposer un avenir à la France. Pour nous, cela passe, notamment, par le service public comme choix de société incontournable.

Que pensez-vous des engagements de Jacques Chirac, lors de ses voeux en Corrèze, sur le service public en milieu rural ?

Bernard Defaix. Cela ne m’a guère étonné que Jacques Chirac, en visite dans un département rural, développe ce thème. Il y a une certaine prise en compte de la question des services publics, liée aux luttes qui gagnent en dimension. On l’a vu avec la mise en place de la conférence nationale des services publics ruraux par Jean-Pierre Raffarin, ou avec la charte signée entre Dominique de Villepin et les opérateurs publics cet été. Mais cela s’accompagne d’un combat idéologique sur leur conception, avec un glissement du service public vers le « service au public », où l’usager est remplacé par le « client » censé ne s’intéresser qu’à la prestation, indépendamment de l’outil qui la réalise. De même, les politiques de fond perdurent pour mettre en concurrence, marchandiser, les secteurs, etc. Alors que nous faisons la démonstration inverse que si ce n’est pas le service public, la rentabilité prend le pas sur les droits fondamentaux.

Qu’allez-vous faire ce week-end à Firmi ?

Bernard Defaix. L’Aveyron a une tradition déjà longue de lutte pour les services publics, avec la défense de l’hôpital et de la maternité de Saint-Affrique, le combat pour la ligne SNCF Paris-Rodez, celui pour le maintien de La Poste, comme à Firmi notamment, où est organisée, ce samedi, une journée « d’expression citoyenne locale » (sorte de votation citoyenne - NDLR) sur la restructuration du bureau de poste. Le soir, un meeting est prévu avec des personnalités et les organisations qui nous soutiennent depuis le début. Ce sera l’occasion de lancer publiquement la campagne des états généraux du service public.

(1) Fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel

Article paru dans l'Humanité dans l'édition du 12 janvier 2007.

Par gac - Publié dans : La parole à celles et ceux qui luttent
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