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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 03:46

L’Europe moderne : le 17e siècle

 

I – Les puissances européennes

 

La famille des Habsbourg domine l’Europe.

Les Habsbourg d’Autriche règnent sur le Saint Empire morcelé en 350 États, sur l’Autriche et la Hongrie.

Les Habsbourg d’Espagne règnent sur la péninsule ibérique et sur une partie de l’Italie.

La France se sent menacé par leur puissance.

Il y a d’autres royaumes et empire en Europe : Royaume de Pologne, Angleterre, Empire Ottoman, Royaume de Norvège et Danemark, République de Venise, …

 

II – Les divisions de l’Europe

 

1 – L’Europe chrétienne est divisée

L’Europe du Sud est catholique

L’Europe de l’Est est orthodoxe

L’Europe du Nord est protestante depuis le début du 16e siècle

 

2 – La guerre de Trente Ans (1618-1648)

oppose les Habsbourg d’Autriche et d’Espagne au reste de l’Europe.

Ils sont vaincus. La France gagne l’Alsace à l’Est, le Roussillon au Sud et l’Artois au Nord.

 

III – L’Europe présente dans le monde entier à partir du 16e siècle

 

Les Européens fondent des comptoirs en Asie. Les comptoirs sont des agences de commerce d’une Nation à l’étranger.

Ils créent des colonies d’exploitation. Une colonie d’exploitation désigne la mise état de dépendance d’un territoire agriculteur par une puissance dominante venue assurer l’exploitation des richesses.

Ils pratiquent le commerce triangulaire (voir dessin).


commerce-triang-copie-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 






L’Amérique du Nord devient une colonie de peuplement.

Les Français s’installent le long du fleuve Mississipi et d’autres le long du Saint-Laurent.

Les Anglais s’installent le long de la côte Nord-Est. Ils cultivent eux-mêmes la terre. Ils sont venus pour pratiquer librement leur religion (puritains anglais) ou bien chasser de leur pays par la faim. Ils s’installent définitivement.

 


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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 11:45

Résultat sans appel dans le duel qui opposait, au deuxième tour de l’élection municipale, à Montreuil, Dominique Voynet, au maire (apparenté communiste) sortant, Jean-Pierre Brard, qui conduisait une liste d’union PS, PCF, société civile. La sénatrice Verts l’emportait hier soir, selon les premières estimations sorties des urnes communiquées vers 20 h 45 par l’institut IPSOS, à 55 %, Jean-Pierre Brard obtenant 44,3 % des suffrages exprimés. Le revers est cruel pour le maire sortant, qui avait tablé sur son bon bilan et son enracinement local pour briguer un cinquième mandat.

La campagne de Dominique Voynet, axée sur le « changement de maire » plus que sur un projet politique pour cette ville de 100 000 habitants, a finalement porté ses fruits. L’ancienne ministre de l’Écologie du gouvernement Jospin, installée à Montreuil depuis cinq ans, n’a pas ménagé sa peine, entre les deux tours, pour coaliser tous les opposants au maire sortant, jusque dans les rangs des électeurs de droite. Lesquels s’étaient déjà mobilisés au premier tour en sa faveur, votant « utile » au détriment des candidats de droite, qui se sont littéralement effondrés, l’UMP ne dépassant pas la barre des 10 % permettant d’accéder au second tour. Au point que, dans la dernière ligne droite de la campagne, un troublant papillon bleu a circulé dans la ville. Signé du candidat UMP dans le canton de Montreuil-Nord, Ali Zreik, celui-ci appelait à se saisir du vote Voynet pour battre le maire sortant. « Certes, je ne suis pas du même bord que Mme Voynet… Mais je ne doute pas de l’avenir de Montreuil », exposait le candidat UMP.

Autre fait marquant de cette campagne, avec sa colistière (socialiste dissidente) Mouna Viprey, Dominique Voynet n’a pas hésité à jouer la carte des appels à la mobilisation de réseaux « communautaires », quitte à multiplier des promesses en contradiction avec le respect de la loi de 1905 et les principes laïcs. Face à cette stratégie, le maire sortant, incontestablement touché par l’usure du pouvoir, n’a pas su créer les conditions d’un rassemblement à gauche assez large, en particulier dans les quartiers populaires, où il avait obtenu ses meilleurs scores au premier tour. Les appels de ses partenaires de gauche, notamment de la direction du PS, reprochant à Dominique Voynet son maintien au second tour, faisant ainsi de la droite un arbitre, n’ont pas pesé face à l’argument de cette dernière, qui prônait la possibilité, pour les électeurs, de choisir à gauche, y compris au second tour. Se défendant de représenter « une brochette de sigles », Dominique Voynet s’est délibérément présentée comme se situant en dehors des partis politiques, et n’a pas hésité à entretenir l’ambiguïté, ne faisant figurer le terme de « gauche », sur ses affiches, que sous la forme d’une très discrète mention.

Enfin, l’électorat d’extrême gauche semble lui aussi avoir été séduit par les appels répétés au « changement ». La promesse du maire sortant de constituer, au cours du prochain mandat, une nouvelle équipe pour passer le relais est finalement apparue trop tardive et défensive. Reste à savoir pour quel type de politique optera Dominique Voynet, élue par une coalition trop hétéroclite pour porter un projet cohérent.

Rosa Moussaoui

Article paru dans l’Humanité édition du 17 mars 2008

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Résultats Montreuil sous Bois - 93
Inscrits 51 225 - Votants 27 980 - Exprimés 26 698
Dominique VOYNET (Verts) 14 468 - 54.19 % - 41 élus
Jean-Pierre BRARD (app. PCF) 12 230 - 45.81 % - 12 élus

- Publié dans : Elections 2008
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 11:43

Dépêche Reuters – Samedi 15 mars 2008

PARIS (Reuters) - Quelle que soit l'issue du second tour des municipales, dimanche, Nicolas Sarkozy voudra tourner rapidement cette page peu glorieuse de son début de quinquennat.

"Ça fait un moment qu'il est dans l'après-élection", estime un haut responsable de l'UMP, proche du chef de l'Etat. "Il est assez pressé d'aller vers une nouvelle étape."

"Pour lui, c'était l'échéance la plus difficile. Les européennes de 2009 n'auront pas de véritable signification politique et aux régionales de 2010, on peut difficilement faire pire qu'en 2004" - la droite avait perdu dans 20 régions sur 22.

L'agenda du chef de l'Etat, la semaine prochaine, illustre déjà cette volonté de changer de registre.

La mort du dernier combattant français de 1914-1918, Lazare Ponticelli, lui offre l'occasion d'un hommage aux "poilus" de la Grande Guerre, qui l'occupera une grande partie de lundi.

Le lendemain, il prendra physiquement et symboliquement de la hauteur en se rendant au plateau des Glières (Haute-Savoie), pour un hommage aux maquisards de la seconde guerre mondiale.

Il achèvera la semaine en assistant vendredi à Cherbourg au lancement du dernier né des sous-marins nucléaire lance-missiles français, fer de lance des forces de dissuasion de la France.

Une façon de renouer avec des thèmes fédérateurs et une défense et illustration de "l'identité nationale" dont il avait fait un de ses principaux arguments de sa campagne en 2007.

Les dirigeants de l'UMP veulent croire que les municipales se limiteront à un simple "rééquilibrage" par rapport à 2001 - la droite avait gagné une quarantaine de grandes villes.

L'UMP espère ne perdre que 20 à 30 communes de plus de 30.000 habitants et chefs-lieu de département et en prendre une petite dizaine, ce qui ramènerait le rapport gauche-droite à 50/50 dans les grandes villes, au lieu de 55/45 après 2001.

LUTTES FRATRICIDES ET CAFOUILLAGES

Une victoire de la gauche à Toulouse et, surtout, à Marseille, noircirait cependant brutalement le tableau.

Avec en outre la prise possible de Strasbourg par la gauche, la droite ne détiendrait alors avec Bordeaux et Nice que deux des dix villes de plus de 200.000 habitants.

De plus, le Parti socialiste, qui dirige déjà 51 départements sur 101, pourrait gagner parallèlement trois à cinq conseils généraux de plus à la faveur des cantonales.

La campagne a donné lieu, côté majorité présidentielle, à moult luttes fratricides et cafouillages, dont la propre ville de Nicolas Sarkozy, Neuilly-sur-Seine, n'a pas cessé de donner une illustration spectaculaire, avant et après le retrait du candidat adoubé par le chef de l'Etat, David Martinon.

La main tendue par l'UMP entre les deux tours au MoDem de François Bayrou n'a pas donné tous les résultats escomptés - le MoDem s'est notamment allié au PS à Marseille.

Pour couronner le tout, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, est attaqué sur sa gestion de la campagne, notamment par un ami de Nicolas Sarkozy, le député Patrick Balkany, dont la femme Isabelle veut lui arracher la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine.

"Il sera très difficile de dire, circulez, il n'y a rien à voir, on continue comme avant", convient un ministre.

Nicolas Sarkozy a promis de tenir compte de la "signification politique" des résultats de ce scrutin.

Mais pour François Miquet-Marty, directeur des études politiques à l'institut LH2, il aura "assez peu de choix" : "On voit mal quelle mesure symbolique forte pourrait être prise pour tenir compte des municipales. Même si la droite perd Marseille, cela ne justifie pas un changement profond de politique."

"Et ce n'est pas un remaniement gouvernemental qui peut redonner confiance en Sarkozy. L'attente des Français porte davantage sur les résultats", ajoute cet analyste.

"INFLEXIONS" ET "AJUSTEMENTS"

Le chef de l'Etat a prévenu qu'il garderait le cap des réformes entreprises. Selon plusieurs sources gouvernementales, dont le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, cela n'exclut cependant pas des "inflexions".

Nicolas Sarkozy a dit au Figaro avant le premier tour qu'il n'entendait pas faire de remaniement de grande ampleur avant la fin de la présidence française de l'Union européenne.

Le Premier ministre, François Fillon, qui a pris un certain ascendant à la faveur de la campagne municipale, a pour sa part plaidé cette semaine pour une "stabilité gouvernementale".

Il faudra sans doute remplacer le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi, qui a annoncé qu'il quitterait le gouvernement s'il était élu à Nice - l'un des noms avancés est celui du député et porte-parole de l'UMP Yves Jego.

Pour le reste, dit-on de sources proches de Nicolas Sarkozy, du gouvernement et de la direction de l'UMP, le remaniement post-électoral devrait se limiter à des "ajustements".

Le chef de l'Etat pourrait nommer des secrétaires d'Etat pour des dossiers comme l'économie numérique, le Grand Paris ou l'Aménagement du territoire. Des ministères pourraient voir leur périmètre revu et des membres "méritants" du gouvernement être promus - en particulier Luc Chatel (Consommation) et Laurent Wauquiez (porte-parole), qui ont arraché des villes à la gauche.

La ministre du Logement, Christine Boutin, est en revanche jugée "fragilisée". Quand à l'éventuelle arrivée de l'ancien ministre socialiste Claude Allègre, elle est l'objet de rumeurs contradictoires : les uns la juge "plausible", d'autres estiment qu'elle ne cadre pas avec l'idée d'un remaniement limité.

Nicolas Sarkozy pourrait aussi procéder à des "ajustements" dans son cabinet. Selon la presse, David Martinon pourrait ainsi être nommé consul général de France à New York.

A l'UMP, Patrick Devedjian ne "se sent pas menacé" mais admet qu'il y aura "quelques remaniements" post-électoraux.

"On va rentrer tout de suite de plain-pied dans la continuité des réformes. Donc on va très vite parler d'autre chose que des municipales et de l'UMP", prédit-il cependant.

Par Emmanuel Jarry

- Publié dans : Elections 2008
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