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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /2007 13:01

Plus de cinq mille manifestants ont défilé samedi 27 octobre à Paris à l’appel du Parti communiste contre une politique de classe et de casse menée par Nicolas Sarkozy.

Plus de 5 000 personnes ont manifesté, samedi après-midi, à l’appel du PCF, entre la place de la République et la station de métro Jean-Jaurès à Paris où manif-riposte-27-oct-07-1.jpg s’est tenu un meeting de « riposte » à la politique de Nicolas Sarkozy. Les participants, venus pour l’essentiel d’Île-de-France mais aussi de départements comme le Nord, le Puy-de-Dôme, la Savoie, l’Aube, le Rhône, la Loire, le Loiret ou encore la Haute-Saône, ont dénoncé « les attaques tous azimuts contre le contrat social ». Franchises médicales, politique d’immigration, remise en question des régimes spéciaux de retraites, démantèlement des entreprises et des services publics, pouvoir d’achat, emploi, aucune des « mesures régressives » n’échappe à la critique et à l’alacrité d’un cortège composé de cheminots, de métallos, de demandeurs d’emplois, d’enseignants ou encore de salariés de l’aéronautique et du transport aérien.

Contribuer au rassemblement

Les manifestants, dans leur très grande majorité des militants du PCF, n’expriment qu’un seul regret : « Nous ne sommes pas suffisamment nombreux aujourd’hui », soupire Monique, de Montreuil (Seine-Saint-Denis), militante à la CGT chômeurs, qui fait signer une pétition pour exiger le versement à chaque dem manif-riposte-27-oct-07-2.jpg andeur d’emploi d’une prime à la recherche d’emploi de 300 euros. Gérard, du Val-de-Marne, tempère : « 5 000, c’est pas mal ! Surtout si on tient compte du fait que beaucoup de militants sont absorbés par le travail de mobilisation syndicale ou par la préparation des prochaines élections municipales. » Militant parisien, Nicolas estime qu’« on aurait sans doute pu faire mieux si on avait plus popularisé ce rassemblement ». Mis à part ces regrets, les militants communistes expriment plutôt leur « satisfaction ». « Après le coup de massue de la présidentielle, le mauvais score du parti et l’élection de Sarkozy, un tel rassemblement fait du bien. On redresse la tête… », explique Florent, secrétaire de la section de Troyes, dans l’Aube. Gilles, d’Albertville, qui brandit une pancarte pour exiger un référendum sur le « traité simplifié », estime qu’« avec une telle initiative, le parti joue son rôle car il contribue au rassemblement de ceux qui luttent contre telle ou telle mesure gouvernementale ».

Une fonction qui, selon lui, « ne peut être assumée par les seuls syndicats, déjà bien occupés à rassembler les salariés concernés ». Entouré d’une trentaine de militants qui scandent : « Rouge, rouge ! Notre ADN est rouge », le secrétaire de la fédération de la Loire, Vincent Bony, tient des propos semblables : « Dans la période, le rôle du PCF est d’aider à montrer que toutes les mesures gouvernementales, qu’elles touchent la politique économique et sociale ou des sujets de société, ont une cohérence. » manif-riposte-27-oct-07.jpg

Une alternative contre la casse

« Nous devons convaincre l’opinion publique que derrière ce flot de régressions ce cache un remodelage libéral du pays », explique Christelle, étudiante parisienne.

Outre s’opposer et dénoncer, les militants communistes veulent aussi construire « une alternative à cette politique de classe et de casse », comme l’explique Frédéric Bernabé, secrétaire départemental de la Haute-Saône. Beaucoup énumèrent les propositions de leur parti relatives à l’emploi ou à la fiscalité. Et souhaitent, à l’instar de Sébastien, de la section de l’aéroport d’Orly, « que le PCF les mettent mieux et toujours plus en avant ».

Pierre-Henri Lab

Article paru dans l’Humanité édition du 29 octobre 2007

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 01:17
DEPECHE AFP - Mardi 30 octobre, 20h01

L'Assemblée nationale a plus que doublé mardi la rémunération du chef de l'Etat et triplé le budget de l'Elysée, la majorité invoquant la "transparence" face à la gauche qui a bruyamment protesté dans les couloirs, mais s'est mise aux abonnés absents à l'heure de voter.

L'affaire n'a pas traîné. L'alignement de la rémunération du chef de l'Etat sur celle du Premier ministre a été adopté huit jours après avoir été évoqué dans une note à l'Assemblée signée par la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Dès 2008, ce dernier devrait donc toucher comme François Fillon une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels sur 12 mois (d'après les chiffres de Matignon sur le traitement du Premier ministre), contre environ 7.700 euros bruts actuels (quelque 6.000 nets).

En déplacement en Corse, M. Sarkozy, 52 ans, a égratigné son prédécesseur: "jusqu'à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je veux que les Français sachent".

Au nom de la transparence, M. Sarkozy a également souhaité que le salaire du président soit fixé par la loi et que la Cour des comptes contrôle l'Elysée.

Les députés UMP ont trouvé normal que le chef de l'Etat touche autant que son Premier ministre ou que ses homologues étrangers.

Auteur d'un livre intitulé "L'argent caché de l'Elysée", le député de l'Aisne, René Dosière (app-PS), a également accepté le principe de la revalorisation, "à condition qu'on sorte la rémunération du président du budget global de l'Elysée" et qu'il n'y ait plus de "confusion" entre les dépenses publiques et privées.

"Il faudra retrouver l'attitude du général de Gaulle: il n'y a jamais eu un cuisinier de l'Elysée à La Boisserie", résidence du général à Colombey-les-Deux-églises (Haute-Marne), a illustré M. Dosière, pourfendeur de l'envol des dépenses élyséennes pendant les deux mandats de Jacques Chirac.

"Un peu indécent", "scandaleux quand les Français n'arrivent pas à joindre les deux bouts", "une insulte à la misère": dans les couloirs, devant les caméras, les députés PS et PCF ont dénoncé avec vigueur la majoration du traitement du président.

En séance cependant, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gauche, à part M. Dosière.

Timidement, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a bien trouvé "choquante" cette augmentation par rapport aux difficultés de l'ensemble des Français, avant de regagner son banc.

Autre mesure votée: le budget de l'Elysée en 2008 va passer à plus de 100 millions d'euros, contre 32,292 millions d'euros initialement prévus, grâce à une majoration de 68,5 millions d'euros.

Il s'agit de permettre à l'Elysée de rémunérer lui-même les quelque 1.000 personnes qui travaillent pour ses services, alors que la plupart émargent au budget de leur administration d'origine.

"Au total, 1.045 personnes travaillent à l'Elysée et 860 sont mises à disposition par l'ensemble des ministères. Les autres sont des contractuels de l'Elysée", a détaillé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

L'Elysée doit aussi pouvoir financer ses propres dépenses de fonctionnement, à commencer par les déplacements du chef de l'Etat jusqu'alors pris en charge par les ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères, Intérieur...).

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 11:37

Le gouvernement et le patronat cherchent à opposer salariés du public et salariés du privé. Les retraités des régimes spéciaux seraient privilégiés ! Rien n’est plus faux. Certes des différences importantes existent (durée de cotisation, indexation sur les salaires, calcul sur les six derniers mois, reconnaissance de la pénibilité) mais elles ne vont pas toutes dans le même sens (les primes sont exclues, les bonifications familiales sont réduites, le taux de réversion est plus bas dans le public où il n’y a pas vraiment de système complémentaire).

 

Retraites moyennes

Privé

Public

Cadres

2 580 €

2 601 €

Ouvriers / employés

1 259 €

1 214 €

Au total jusqu’à aujourd’hui, le montant des pensions était au même niveau dans le public comme dans le privé pour une structure de qualification équivalente (Ministère du Travail et des Affaires sociales, Drees, Etudes et Résultats, n° 183, juillet 2002).

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